Saturday, January 25

Blur the limits! - 2020 - Brouiller les limites!

Happy Year of the Mouse!


Bonne et heureuse Année de la Souris!

I love culture, my own and of people around me. Happily, the computer company I have been working for 10 years (https://www.solarwindsmsp.com) is a veritable mini United Nations, and some of the Chinese employees hold tight to their celebrations. One of them refuses to say “Year of the Rat”, preferring mice because they are cute, so I’ll follow suit! Mice appear weak and vulnerable, but their resourcefulness, ability to hide, productiveness and adaptiveness is amazing: I once kept a “guest” in a box with news papers when the winter was too icy to let it out … a real treat to watch it build its home before we released it to the wild in the spring.


Je suis très friand de la culture, la mienne et celles des gens autour de moi. Heureusement, la compagnie informatique où je travaille depuis 10 ans (https://www.solarwindsmsp.com) rappelle les Nations Unies en miniature et quelques employés Chinois tiennent à leurs traditions. L’une de mes collègues refuse de dire “l’année du rat”, préférant la souris parce qu’elles sont mignonnes, alors j’en ferai de même! Les souris paraissent faibles et vulnérables, mais leur habileté d’adaptation et de se cacher, leur productivité, leur ingéniosité sont stupéfiantes. Un hiver, nous avons gardé un “visiteur” dans une boîte alors que l’extérieur ressemblait une patinoire … un vrai régal de le voir déchiqueter les papiers-journaux en habitat organisé jusqu’à ce que nous le relâchions, le printemps venu.

Play or Blog?


Jouer ou Bloguer

Clearly my blog activity has hit an all-time low. Very luckily, Alain Vlamynck (France) has taken on lots of blogging activity of his own! His blog is really interesting and easy to translate using Google or Bing Translator: different topics than mine (more geared to the tricks of the instrument) plenty of good times to get with his blog. But now, my own inactivity is for a really good and happy reason: I’ve been playing too much in public!
Excellent Blogue!

https://alainetsesroseauxenchantes.wordpress.com/articles/


Clairement, mon activité au blogue a chuté. Très heureusement, Alain Vlamynck (France) prend la relève! Son excellent blogue approche le jeu du hautbois vis-à-vis les instruments, les outils à aches et le répertoire, alors très plaisant. Pour ma part, mon inactivité depuis un temps est pour raison bien plaisante: je joue de plus en plus en public!
When I joined the Kanata Symphony Orchestra as principal oboe, I was only looking for people who might like to practice top-level repertoire on weekends and MAYBE play in concert once a year. Instead, I met some amazing hopefuls who actively engage in organizing concerts every month: I had the pleasure and the opportunity to play in 3 main-scale chamber music concerts, including a recital worthy of a master’s exam, and quite a few smaller and even guest/invited soloist. 
Quand j’ai rejoint l’Orchestre Symphonique de Kanata en tant que hautbois solo, mon but n’était que de trouver du monde avec qui explorer du répertoire, tout bonnement les fins-de-semaine et PEUT-ÊTRE jouer sur scène une fois par année. À la place, j’ai rencontré du monde merveilleux qui s’engageaient activement à organiser des concerts à chaque mois: j’ai eu le plaisir de participer à 3 concert de musique de chambre, incluant un récital digne d’un concours de maîtrise, ainsi qu’un nombre de plus petites présentations et même en tant que soliste invité.
Now, I have  met enough people, playing a lovely variety of instruments, where I can very realistically plan chamber music concerts of baroque, romantic, impressionist, modern and jazz music. The potential opened-up is really motivating.

Maintenant, j’ai rencontré assez de gens, jouant une variété d’instruments, que je peux réalistement planifier des concerts de musique de chambre baroque, romantique, impressionniste, moderne et jazz. Le potentiel qui s’est présenté est vraiment motivant.

Professional vs Amateur

Professionnel vs. Amateur

The repertoire I played last year was enough to make professional soloists envious: I truly believe I did justice to the music. The only hiccup, at this time, is that neither myself nor any of my hopefuls can earn a living with music: so we are treading on the feet of people who do, and in a time where there is a real push to never play without professional pay.

There is a difference, however. The locations I play in have no potential for professional musicians: they are new audiences in neighbourhoods where the culture does not yet include attending live musical performances. So I think that quality performers, though we be amateurs, playing sophisticated repertoire will develop a taste in the community that could open the door where the audience will begin to seek the better professionals. This is how I really hope to bring the joys of living culture, in-person music as an expected part of everyday life, to the growing technology communities, this side of Ottawa.
New Website: / Nouveau Site Web

Le répertoire que j’ai joué l’an dernier est assez pour mettre l’eau à la bouche de solistes professionnels: je crois avoir rendu justice à cette musique. Le seul ‘hic’ est qu’en ce moment, ni moi ni mes collègues ne gagnent notre vie à faire de la musique: nous pilons sur les pieds de ceux qui le font, et ce à un temps où on pousse vraiment de ne jamais jouer sans paiement professionnel.

Il y a une différence, par contre. Les lieux où je joue n’ont aucun potentiel pour les musiciens professionnels: ce sont de nouveaux auditoires dans des quartiers où la culture n’inclus pas encore les concerts vivants. Alors je crois que les musiciens de qualité, jouant du répertoire sophistiqué développeront un goût dans la communauté qui pourrait ouvrir la porte où le public cherchera de meilleurs professionnels. C’est ainsi que j’espère éveiller une culture de joie-de-vivre par la musique vivante, en tant que partie normale de la vie quotidienne dans les communautés technologiques croissantes de ce côté d’Ottawa.

Adult Amateurism


Amateurisme Adulte

More and more, I have been coming to this conclusion. No matter where I look, I see lots of funding efforts to help children develop musically - this is a GOOD thing that must continue. However, as a former school teacher (fully trained and certified) and as an uncle of 7 (now adults with children of their own) I know that children, as they grow-up, follow the example of their parents and the other significant adults in their lives. If the adults abandon the pleasure of art, then the children will become passive consumers, brain-dead to their creativity and numb to the desire of exploring what they could possibly enjoy doing themselves. Therefore I find it vital to engage more and more with other adults like myself and push the limits of live musical performances. Local churches and retirement homes are a great places to start because they already gather large number of people and provide locations where concerts can reach audiences that would otherwise not have exposure to the inspiration music affords.

Plus le temps avance, plus cette conclusion me revient. Partout on semble accorder beaucoup d’argent et d’effort au développement musical des enfants, et c’est BIEN ainsi, il faut continuer. Mais en tant qu’ancien enseignant d’école (avec tous les diplômes et certificats) et un oncle de 7 (maintenant adultes avec leurs propres enfants) je sais que les jeunes, en grandissant, suivent l’exemple de leurs parents et des autres adultes important dans leur vies. Si les adultes abandonnent le plaisir de l’art, les enfants deviendront des consommateurs passifs, morts à leurs créativité et engourdis de leur désir d’explorer ce qu’ils pourraient faire eux-même éclore leur joie-de-vivre.  Ainsi, il me semble vital de toujours plus m’engager avec d’autres adultes et pousser les limites de nos présentations musicales. Les églises locales et foyers d’accueil fournissent des lieux de rassemblement où l’on peut rejoindre des auditoires qui ne seraient pas autrement exposés à l’inspiration de la musique vivante.

What’s next?


Et maintenant?

Facebook and my blog were really precious to me, and I am REALLY grateful for the support all my readers gave me. The motivation of interacting with you all, directly and just by seeing the readership numbers, is really impossible to overestimate. But now, I have to think of WHY I started this in the first place.

It has always been to share stories and hopefully give others the encouragement I got by reading similar stories from other people … but to what end? If all this can help me get a more involved stage life - a life of making music such that I have no time for the blog - then maybe this will build stories that are even more encouraging later on.

I really think I need to explore playing in my community and leave the social media more tranquil, for awhile. We can’t save the world on social media, but if we can make lives more thrilling for ourselves and more enjoyable for the people in our actual communities, then maybe the good will can spread. I don’t know: habits (especially bad) are hard to change, but it’s worth a try!



Facebook et mon blogue ont été vraiment précieux et je suis VRAIMENT reconnaissant du soutient de mes lecteurs. La motivation que vous m’avez fourni  par le dialogue, ou même juste à voir les statistiques de visite, ne peut vraiment pas être surestimé. Mais maintenant, je dois réfléchir: POURQUOI ai-je commencé ce blogue?

J’ai toujours voulu partager l’encouragement par mes histoire, tout comme les histoires des autres m’avaient encouragé ... mais dans quel but? Si tout ceci me mène à une vie sur scène plus active - une vie à jouer en publique au point je n’ai plus le temps pour le blogue - alors peut-être le résultat en sera des histoires encore plus encourageantes plus tard.

Je crois vraiment qu’il me faut explorer le jeu dans ma nouvelle communauté et laisser tranquille les médias sociaux. On ne peut pas sauver le monde sur les médias, mais si on peut vivre une vie plus dynamique dans nos vraies communautés, alors peut-être que notre bonne volonté peut se répandre. Les habitudes (surtout mauvaises) sont difficiles à rompre, mais il vaut la peine d’essayer! 

Saturday, July 20

IDRS 2019 - pt 1

Born Again Oboe! · Post IDRS 2019 - pt 1 Posting as RobinDesHautbois
I have some things to note about the oboes (only) at the conference. But for now, I want to start with the concerts. I repeat it often: just the evening concerts are worth the price of registration to the conference, and when you factor-in the daytime recitals and master-classes, then the expense for travelling is fully compensated too. That’s without even mentioning the outstanding exhibits from instrument makers, reed making tool vendors and so on! Now factor-in that the conference organization takes care of housing and food: this becomes really a precious event. Sleeping in the dorms and eating at the cafeteria really brings people together, and new friends are made on surprisingly deep grounds.
J’aurai des commentaires à faire à propos des hautbois (seulement) à la conférence. Mais pour l’instant, je veux commencer avec les concerts. Je le répète souvent: les concerts du soir tout seuls valent le prix d’entrée de la conférence entière. Y ajoutant les récitals de jour et les classes des maîtres, les dépenses du voyagent se voient justifiées. Comptons maintenant les expositions des fabricants d’instruments et de matériaux à fabriquer les anches et ainsi de suite! En plus, la conférence organise l’hébergement et les repas, ce qui en fait une expérience précieuse: dormir dans les dortoirs et manger à la cafétéria rapproche vraiment les gens et crée de nouvelles amitiés, fondées sur des bases plus solides qu’on le croirait.

Different Schools meeting-up! | Les vecteurs convergent!


The performances at IDRS conferences are always quite good, but this year, the evening concerts and some of the afternoon recitals were downright out of this world amazing. I won’t go into details, because there are just too many observations to make! But I do want to address a theme that has come up often on my blog, in Facebook and in private conversations: “American-school” playing versus “European”. In my view (others will disagree, and that is good — more discussion is always better) North America (USA & Canada, not sure about Mexico) favour “blending-in” the parts whereas Europeans appreciate hearing all parts distinctly. Neither “school” is right or wrong, they are just different aesthetics that any person is free to enjoy or dislike. Of course, extreme distinction can lead to brash overpowering lines whereas extreme blending can become “camouflage”. But again, this is just what I, personally, have concluded over the years. I favour distinct voices, but I respect anyone who honestly prefers blending.
Les performances aux conférences d’IDRS sont toujours remarquables, mais cette année, les concerts de soir et quelques-us d’après-midi furent carrément éblouissants! Rappelons un thème qui revient dans mon blogue, dans mes discussions sur Facebook ou en privé: l’idée de “l’école américaine” versus “européenne” dans le jeu du hautbois. À mon avis (d’autres exprimeront leur désaccord et c’est bien ainsi — plus on discute, mieux c’est) en Amérique du nord (É-U et Canada, pas sûr pour le Mexique) préfère une fusion des timbres et des voix dans l’orchestre tandis qu’en Europe, on préfère apprécier et entendre chaque voix distinctement. Ni l’une ni l’autre de ces “écoles” n’est correcte ou incorrecte, c’est une question de préférences et de goût personnel. Bien sûr, l'extrême distinct peut faire sonner pompeux; à l’inverse, l'extrême de fusion peut virer au “camouflage”. Encore une fois, ce n’est que ce que j’ai observé au fil des années. Moi, j’aime mieux les voix distinctes, mais je respecte ceux qui aiment honnêtement mieux la fusion.
In this conference, bridges were crossed in both directions: some Europeans clearly showed an American influence and a few, very noteworthy Americans simply demolished all my preconceptions. I sincerely hope more concerts, You-Tubes and conferences will continue to disprove my old definitions. Please understand, I am actually in favour of regional sounds, styles and differences of approach and aesthetics, but I really despise it when those styles and preferences become a religion where individuals are discouraged (sometimes shunned) from expressing their individual abilities. If any musician chooses to aim for a specialized style that excludes other ways of playing, that’s good: I applaud her/his dedication and efforts. But when a social wave for one country or continent puts a moral judgement on a sound or a phrasing style or a character requirement in ensemble playing, then I return the judgement on them, even if “they” are conductors.
Cette conférence semble avoir fait le pont dans les deux sens: quelques européens ont clairement montré une influence américaine alors que quelques américains à noter ont simplement démoli toutes mes préconceptions habituelles. Je suis ravi d’avouer que, à cette conférence, mes préjugés se sont montrés simplement faux => je souhaite sincèrement que plus de concerts, You-Tubes et conférences continueront de démentir mes définitions. Veuillez comprendre qu’à vrai dire, je suis en faveur des différences régionales dans le timbre, le style et l’approche esthétique, mais je déteste quand cela devient une religion où les individus sont découragés, voire méprisé d’exprimer leurs habiletés. Si un musicien choisit de viser un style bien spécifique au détriment d’autres modalités de jeu, c’est bien ainsi: j’applaudis ses efforts et son dévouement. Mais si la vague sociale d’un pays où d’un continent applique un jugement moral à un phrasé plus expressif ou un caractère dans le jeu d’ensemble, alors je leur retourne le jugement, même s’il sagit de chefs d’orchestre.
A special note on the “new music” (music by living composers) that was played during the conference. I can tell you stories about how, when I was a student, we were encouraged to adopt new ways of thinking ... personal preference and tradition were frowned upon and we had to “open our minds” => but don’t ask these vanguard people to open their minds to pop music or many other styles ... “Open your mind to what I tell you”, appeared to be the rally call …  Well, this year, it was not necessary to rethink or open up to anything: the compositions were a real joy to hear. Innovative and creative, sometimes atonal, sometimes tonal (usually hard to distinguish) sometimes using tricks, but almost always a pleasure.
À noter particulièrement: la “musique actuelle” (par des compositeurs vivants) lors de la conférence. Je peux conter des histoires de quand j’étais étudiant en musique où nous étions encouragés d’adopter de nouvelles manières d’approcher la musique et de nous “ouvrir l’esprit” => mais il ne fallait vraiment pas demander à ces avant-gardistes d’ouvrir leur esprits à la musique populaire ou bien d’autres styles … “Ouvrez vos esprits à ce que je vous dis” semble avoir été l’appel de rassemblement … Et bien, cette année il n’était pas du tout nécessaire de réévaluer son approche ni s’ouvrir ni rien: les compositions étaient une vraie joie! Innovateur, créatif, parfois atonal, parfois tonal (souvent difficile à distinguer) parfois utilisant des tours, mais presque toujours un régal.

First to note: Elizabeth Koch Tiscione
Première à noter: Elizabeth Koch Tiscione

Very well known Fox Artist, she played a flaming-red Fox Sayen oboe. That in itself is stunning, but the most striking thing was her performance of the trio for oboe, bassoon and piano by Francis Poulenc. Now this is a trio that most of the audience knows very well and loves it in equal measure. I personally know this tune inside and out, forward and backwards, even though I have never played it myself. So the pressure was really high on both oboe and bassoon, from fellow oboists and bassoonists to at least not mess-up anything. Well the thunder-storm of applause and avalanche of whoots and whistles is only a small indication of how spectacularly they all performed!
Artiste Fox très bien connue, elle a joué un hautbois Fox Sayen rouge-écarlate. De soi, c’était stupéfiant, mais ce qui frappa le plus était son interprétation du trio pour hautbois, basson et piano de Francis Poulenc. Voici un trio que presque tout le monde dans la salle connaît vraiment bien et l’aime en mesure égale. Moi-même, je connais le trio dans les moindres détails même si je ne l’ai jamais joué. Alors la pression venant des compères hautboïstes et bassonistes pour au moins ne rien ratter devait être étouffante. Et bien, l’orage d’applaudissements et l’avalanche de cris et de sifflements n’est qu’un petit signe d’à quel point leur réussite se montra spectaculaire!
I will let someone else qualify the performance of the bassoonist and only address Elizabeth’s stellar playing. When I tried the red maple Sayen, I fell in love with it, but I acknowledge the tone colour it produces is on the crystalline side. Well, that really has zero importance when you hear the clarity of articulation and the sheer energy that came out of Elizabeth’s playing. I never heard anything of hers outside some low-quality You-Tubes, so I don’t know if the instrument changed anything in her playing or not. But I can say this: if there is one thing my teacher (Bernard Jean) really impressed upon me (and studio classes) as a laureate of the Conservatoire (CNSM) de Paris, it is the joy of dynamic contrast. Nobody could do forte-subito-piano like Bernard and his crescendi would transport the listener like a river current => Elizabeth would have made him proud (though she did not study with him). Francis Poulenc was very clear, deliberate, complete and precise in his performance markings, but Elizabeth found a way to make the part truly her own while impishly playing with the two other parts as if it were one freely choreographed dance.
Je laisserai à autrui de qualifier le jeu du bassoniste et je dirai simplement de celui d’Elizabeth : stellaire! Lorsque j’ai essayé de Sayen en érable teint rouge, j’en suis tombé amoureux, mais j’avoue que son timbre se montre cristallin. Et bien, zéro importance quand on entend la clarté des articulations et l’énergie sans bornes dans le jeu d’Elizabeth. Je n’avais entendu peu d’elle, hormis quelques You-Tubes de qualité inférieure, alors je ne sais pas si l’instrument a changé son style ou non. Mais je peux dire ceci: s’il y a de quoi que mon prof (Bernard Jean) insistait dans mes cours (et en cours de groupe) en tant que lauréat du Conservatoire (CNSM) de Paris, est la joie du contraste dans les nuances. Personne ne pouvait faire les forte-subito-piano comme Bernard et ses crescendi nous transportaient comme un courant fluvial => Elizabeth lui aurait fait honneur (si elle avait été son étudiante). Francis Poulenc inscrit très clairement, délibérément, précisément et complètement ses indications d’interprétation, mais Elizabeth travail le moyen de rendre la partie la sienne, coquine dans son jeu avec les autres comme une danse à chorégraphie libre.
No lack of accentuation and full variety of articulation, her powerful fortes and barely audible pianissimi were just plain captivating! Not a peep could be heard from the audience, not a breath when the trio ended, everyone remained on the edge of our seats before exploding into applause!
Aucun manque d’accentuation et une grande variété dans l’articulation, ses fortes puissants et des pianos à peine audibles se montrèrent simplement captivants! Pas l’ombre d’un bruit quand le trio finit, tous et chacun au bord de son siège, la salle entière dans un silence de mort avant d’exploser en applaudissements!

Surprising discovery (to me): Katherine Needleman
 Découverte surprenante (pour moi): Katherine Needleman

The few You-Tubes, streamed performances and one CD I had heard from her left me with the impression that she favoured tone colour (beautifully velvety and soothing) and gentleness over dynamic expression. Again, that is OK by me: I applaud the tremendous effort it takes to achieve that. But when I saw her arrive on stage of a small-ish recital hall with a 9 foot Steinway piano (that I heard the day before - much too big for that hall) I feared she would be buried alive! But, lo and behold, her Clara Schumann expressed the whole range of dynamics, from a real pp to a real ff and then her Jean Coulthard showcased every imaginable articulation — all with clear distinction from the piano regardless of the passage. At some point, I even wondered if her pianist was holding back: visually looking at her hands, shoulders and face, it certainly did not look like any restraint were being applied. The entire recital was an absolute, un-reserved gem and now I understand why her following is so devoted. 
Les quelques You-Tubes, en-direct et l’unique CD d’elle que j’ai entendus m’ont laissé l’impression qu’elle favorise le timbre (d’un joli velour apaisant) et la douceur plus que l’expression nuancée. Encore une fois, en ce qui me concerne, c’est bien ainsi: j’applaudis l’effort immense que ça prend pour y arriver. Mais quand je l’ai vu entrer sur scène devant un piano Steinway de 3 mètres (l’ayant entendu la veille, je le trouve bien trop grand pour la salle) je craignis qu’elle s’en trouve enterrée vivante! Mais attention, son Clara Schumann exprima toute la gamme des nuances, d’un vrai pp à un vrai ff et son Jean Coulthard mis en vedette toutes les articulations imaginables — tous avec une distinction claire du piano, quelque soit le passage. Il arriva même que je me demanda si la pianiste se retenait: visuellement regarder ses mains, ses épaules et son visage ne donna aucun signe de restreinte. Le récital entier était un vrai de vrai joyau et je comprends maintenant pourquoi ses amateurs sont si dévoués.
In the past, I had reservations for the music of Jean Coulthard and other “new music” composers, Canadian or otherwise ... well Katherine’s performance really makes me want to take a look at the sheet music myself. Most noteworthy was the cohesion between Katherine and Hanchien (oboe and piano). It gets to the point you cannot talk about perfect synchronization of rhythm and tempo anymore: they really played like one instrument! This was truly poetry and awe-inspiring.
Je n’ai jamais été trop friand de la musique de Jean Coulthard et autres compositeurs de “musique actuelle”, canadiens ou autres … et bien la performance de Katherine me fait vouloir jeter un coup d’oeil sur la partition! À remarquer tout particulièrement, la cohésion entre Katherine et Hanchien (hautbois et piano). C’est au point où on on peut plus simplement parler de synchronisation parfaite du rythme et tempo: les deux jouèrent vraiment comme un seul instrument! Quelle poésie époustouflante.
Then came her concerto on the final gala concert. The orchestra that played with the soloists this year is amazing: I have to assume they (especially viola, cello and basses) have played together for years. But they did not hold back for performers with a weaker sound production or who “projected” less: if ff was written, they played ff, as they should. Any musician who calls her/himself a soloist needs to be able to contend with a full symphony orchestra accompaniment: in my mind (do disagree with me if you like) if they can’t be heard above the orchestra, they don’t merit the job. Many oboists around the world are fully capable of it and have been doing so for generations.
Puis vint son concerto au concert gala de clôture. L’orchestre qui accompagna les solistes cette année était vraiment splendide. Je dois supposer qu’ils jouent ensemble depuis des années (surtout les altos, violoncelles et contrebasses) mais ils ne se sont jamais retenus pour les solistes moins puissants ou qui “projettent” moins: si ff est écrit, ils jouèrent ff, comme il se doit. Un/e musicien/ne qui se dit soliste doit pouvoir faire face à l’accompagnement d’un orchestre symphonique complet: à mon avis (soyez en désaccord si vous voulez) s’ils en sont incapables, ils ne méritent pas le poste. Plein de hautboïstes le font, partout au monde, et ce, depuis des générations.
The concerto Katherine played was less “accessible” than most in the conference ... this one needed more “opening of the mind” and analysis to acquire. But of Katherine’s performance, I have to say this: stunning in every respect! Remember when I said I feared she’d be buried alive by a piano? WOW, she could certainly hold her own against this orchestra! NOW, that does not make her a monstrous fog-horn: even at the end of what I would describe as an athletic endurance trial, she was still capable of solo (silent orchestra) passages with delicate tenderness. With a fluid and versatile phrasing, she maintained her velvety, but alive, sound throughout ... Truly the best of every “school” I know.
Le concerto joué par Katherine était moins “accessible” que la moyenne de la conférence … elle exige plus “d’ouverture d’esprit” et d’analyse pour bien l’apprécier. Mais à propos de l’interprétation de Katherine, je dois dire ceci: stupéfiant dans tous les sens! Rappel, quand je croyais qu’elle se ferait enterrer par un piano? AÏLLE, qu’elle peut tenir le coup contre cette orchestre! OR, ceci ne fait pas d’elle un klaxon monstrueux: même à la fin de ce que j’appelle une épreuve d’endurance athlétique, elle se montra capable de solos (silence à l’orchestre) délicats et tendres. Avec un phrasé fluide et polyvalent, elle maintint son timbre velouté, mais vivant, tout au long … Vraiment le meilleur de toute “école” que je connaisse.

Men too! - Eric Speller
 Les hommes aussi! - Eric Speller

Now, before anyone accuses me of hearing with my eyes and inappropriately over-appreciating beautiful women oboists (others could be added, but space and time are limited!) I want to mention one man, very specifically. I had heard the French oboist Eric Speller play in 2017 at IDRS in Appleton Wisconsin, but he really left a mark this time and provides a “reverse-direction” example of what I was talking about, concerning American/European schools. Whereas some American oboists (not mentioned here) seemed to increase their aesthetic with more articulation and phrasing within their boundaries, Eric seemed to apply temperance and graceful sound painting to his European contrasts.
Avant que personne ne m’accuse d’entendre avec les yeux et, de manière malvenue, sur-apprécier les jolies dames (je pourrais en mentionner d’autres, mais l’espace et le temps empêchent!) je veux mentionner un homme, tout particulièrement. J’avais entendu jouer le hautboïste français Eric Speller à IDRS 2017 à Appleton Wisconsin, mais il m’a vraiment marqué cette fois puis donna un exemple de “direction-inverse”, concernant les écoles américaines/européennes, tel que je les ai décrites. Alors que quelques hautboïstes américains (pas nommées ici) semblaient augmenter leur esthétique avec plus d’articulation et de phrasé à l’intérieur de leurs bornes, Eric sembla appliquer la tempérance à ses contrastes européens et peindre plus gracieusement les sons.
Mozart’s quartet for oboe and strings is another one that almost everyone at the conference (even bassoonists) know through-and-through and will jump at the occasion to point out any flaw of interpretation. Consequently, performing this quartet can become quite rigid and calculated. Well, with absolutely perfect technique and care to fitting in the ensemble (yes, the string parts do matter!) he was able to make it playful and enthralling, happily surprising as if it were the first time anyone had heard it. During his performance, people all around me looked completely awe-stricken and dumbfounded while I was laughing my face off: whereas the brilliance, mastery and sheer magic of Eric’s performance came as a shocking surprise to many people, I was actually expecting it — though I admit, I was not expecting it to be THIS enthralling! Again, the dead-silence when the quartet ended was matched by the roar of cheer that served to express our gratitude for giving this Mozart masterpiece the living breath it deserves!
Le quatuor pour hautbois et cordes de Mozart est une autre sélection que presque tous à la conférence (y compris les bassonistes) connaissent de bord-en-bord et sauteront à l’occasion de critiquer le moindre défaut d’interprétation. Par conséquent, jouer ce quatuor peut devenir rigide et calculé. Et bien, avec une technique absolument parfaite et un soin à faire intégrer l’ensemble (oui, les parties de cordes sont importantes!) il fut capable de le rendre jovial et badin, une surprise agréable comme si c’était la première fois qu’on l’entend. Tout au long, les gens autour de moi étaient bouche-bée, alors que moi j’éclatais de rire: alors que la brillance, la maîtrise et la pure magie du jeu d’Eric surprit la foule, moi, je m’y attendais — bien que je doive admettre, pas à ce point là! Encore une fois, le silence de sépulture quand le quatuor prit fin ne fit que mettre en évidence le rugissement des applaudissements qui exprima notre reconnaissance pour avoir donné à ce chef-d’oeuvre de Mozart le souffle de vie qu’il mérite!
The next day, Eric gave a masterclass on the 12 Fantasias for unaccompanied oboe by Telemann. I was especially eager to go because I love to play those dearly and wanted his influence. Thankfully, despite understandable nervousness, the students were indeed up to the challenge. But even I had no idea how revolutionary Eric's approach was going to be ... long-story made short: I really want to go to Belgium and take lessons with this man!
Le lendemain, Eric donna une classe des maîtres au sujet des 12 Fantaisies de Télémann pour hautbois sans accompagnement. J’étais également désireux d’y aller parce que ce répertoire me tient à coeur et je voulais son influence. Heureusement, malgré une nervosité claire et compréhensible, les candidats étaient au niveau. Je ne pouvais vraiment pas m’attendre à l’approche révolutionnaire qu’Eric allait nous donner … somme-toute: je veut vraiment aller en Belgique, prendre des leçons avec cet homme!
Conclusion ... for now ...
Conclusion … pour l’instant …
Post settings Labels Published on 20/07/2019 15:09 Eastern Daylight Time Permalink Location Options

Monday, May 20

Renaissance 2019

Year of the Yin-Yang

It’s again been a very long time since I wrote a blog post. This time, it’s for very good reason.
2018 and the 1st half of 2019 have been a year of wonderful positives and difficult negatives. It is tempting to drown in complaints about what went wrong, but thinking about them actually make me even more thankful and proud of the happy events.

Année du Yin-Yang

Ça fait encore longtemps que je n’aie écrit au blogue. Cette fois, c’est pour vraiment bonne raison.
2018 et le début de 2019 ont connu des points vraiment hauts et des bas assez difficiles. J’ai parfois envi de me plaindre des maux actuels, mais les considérer me rend encore plus reconnaissant et fier des événements heureux.

Family Health

The public sphere is not the place to detail private issues, but as a reminder to readers that “real life” continues, even when you are fully engrossed in a life quest. In my household, everyone had health problems in the past year. We’ve all consulted several specialist health professionals to get better, and the battle is not over yet. In fact, since October, I have not been able to do Tai-Chi at all, zero: if I stopped music, then I could do Tai-Chi, but the reason I do Tai-Chi is mostly to be able to play music!               
For example, in my struggle against fibromyalgia, I am now consulting a Naturopathic Doctor. Despite no Tai-Chi, I have completely stopped taking vitamin supplements, reduced pain-medication doses from 5 times a week to sometimes once every 2 weeks and I have lost 45 lbs (20 Kg) of fat in 4 months! I am hoping that if life can “go back to normal”, my shape and strength and stamina will become quite good.

Santé familiale

La place publique n’est pas apropriée pour les questions privées, mais un petit rappel aux lecteurs que “la vraie vie” continue, même lorsqu’on est plongé dans une véritable quête existentielle. Dans ma maisonnée, tous et chacun ont souffert de maux débilettants au cours de l’année. Ayant consulté des spéciallistes, la lutte n’achève pas. Depuis octobre, je n’ai même pas pu pratiquer le Tai-Chi du tout: si j’arrête la musique, je pourrai reprendre le Tai-Chi, mais la raison-même que je fais le Tai-Chi est pour la musique!
Par exemple, dans ma lutte contre la fibromyalgie, je consulte maintenant un docteur naturopathe. Nonobstant l’absence de Tai-Chi, j’ai complètement cessé les suppléments vitaminiques etc., j’ai réduit ma consommation de médicaments anti-inflammatoires de 5 fois par semaine à souvent une fois aux deux semaines et j’ai perdu 20 Kg (45 lbs) en 4 mois! J’ai donc espoir que la vie peut “revenir au normal” et que mon énergie et ma force prendront du poil de la bête.

Revival of performance life!

I am now playing oboe in public more than I have in 20+ years. Between the KSO and chamber-music ensembles, I am playing splendid repertoire of a calibre I could never do before, even in my years as a budding professional. So I just have no time to work on the blog anymore – happy thing!

Reprise de la vie sur scène!

Je joue maintenant plus en public que depuis 20+ ans. Entre l’OSK et la musique de chambre, je joue du répertoire spectaculaire d’un calibre qui m’a rarement été disponible auparavant, même en tant que professionnel en herbe. Alors il ne me reste simplement plus de temps pour le blogue – et j’en suis bien heureux!

A little bit means a lot

People who follow me here or on Facebook might notice how much “noise” I make about my performances … why? A year with 3 orchestra concerts, one chamber music recital, invited soloist to a choral Christmas concert and a small handful of church appearances is really nothing to brag about, not even for an amateur: I know a lot of amateurs, here in Ottawa, across the USA and Europe who do literally 3 or 4 times more than I do. So I have really nothing to be proud of.
Well, again, this blog is not about comparing myself with anyone else, this blog is about showing the progress I’ve been making since 10 years of zero musical life (while in engineering school) and dealing with a chronic pain condition. There are also many amateurs who do much less than me, for many reasons, and they like the encouragement my blog provides. Same with serious students: my situation allows me some adventures that they will not be able to get for a few years: I discuss subjects that few others dare do.

Un peu va loin

Ceux qui suivent mon blogue ou sur Facebook remarqueront combien de “bruit” que je fais à propos de mes concerts … pourquoi? Un an avec 3 concerts d’orchestre, un récital chambriste, soliste invité à un concert de Noël et quelques présentations en église n’est vraiment rien d’extraordinaire, même pas pour un amateur: je connais plein d’amateurs ici à Ottawa, aux États-Unis et en Europe qui en font littérallement 3 ou 4 fois plus que moi. Alors vraiment rien à se vanter.
Encore une fois, ce blogue n’a pas pour but de me comparer à d’autres, mais pour chroniquer mon progrès musical après 10 ans de zéro vie musicale (lors de mes études en ingénierie) et face à la douleur chronique. Il ya aussi plein d’amateurs qui en font moins que moi, pour d’innombrables raisons, et qui aiment l’encouragement fourni par ce blogue. Même chose avec le étudiants sérieux: ma situation me permet certaines aventures qu’ils ne pourront pas connaître pour plusieurs années: je discute donc de sujets que peu d’autres n’osent le faire.

Joining KSO : guided by Providence?

The Kanata Symphony Orchestra is a community orchestra in the former town of Kanata (not the country Canada!) that gathers engineers of all kinds, doctors and laboratory technicians, teachers and students of all kinds to practice classical repertoire and perform over here. It is a humble organisation, but has tremendous potential.
A really big blessing by joining as principal oboe: I met some professional musicians who are giving me the opportunity to practice and perform amazing repertoire in public! Some key people joined the KSO at the same time I did. Considering I had put off joining for years (to concentrate on my You-Tubes) the coincidence is inspiring!

Entrer à l’OSK : guidé par la Providence?

L’Orchestre Symphonique de Kanata est un orchestre communautaire dans l’ancienne ville de Kanata (pas le pays Canada!) qui rassemble toutes sortes d’ingénieurs, médecins et techniciens au laboratoire puis des enseignants et étudiants pour répéter et jouer la musique classique en publique. C’est une organisation humble, mais avec potentiel énorme.

Vraiment belle chose d’y être devenu hautbois solo: j’y ai rencontré des musiciens professionnels, m’ouvrant la porte à travailler et jouer sur scène du répertoire du plus haut calibre! Considérant que ça fait quelques années que je repousse l’idée (pour me consacrer aux You-Tubes) la coïncidence est inspirante!
 

Trio Concert: Move Over Albrecht Mayer!

This first trio concert I did is probably the most important concert I have done in 25 years! The very friendly team-spirit of pianist Natalia Bibik-Chabukiani and her husband Shalva Chabukiani on viola, we got 2 rather high-brow trios off to a flying start! I came across Schumann’s Märchenerzählungen played on oboe (instead of violin or clarinet) by accident on You-Tube, and and quickly found the parts on IMSLP, so this was easy to propose. Of course, since Albrecht Mayer recorded Schilflieder by the unknown composer Klughardt, everyone seems to want to play it, and so did I! It turns out, these pieces sound nice and easy, but in fact, they are actually quite complicated to put together. But thanks to the determination of my trio-mates, we did it pretty darn well, I think! To be repeated often, I’m sure!
For now, I don’t have any recordings, so either you believe me or not. But it will show that any of you, out there, can do that too: what it takes is to stop talking and actually do it!

Concert de trio: attache ta tuque, Albrecht Mayer!

Ce fut probablement le concert le plus important que j’aie joué en 25 ans! Avec la gentillesse et l’esprit d’équipe de la pianiste Natalia Bibik-Chabukiani et son mari Shalva Chabukiani à l’alto, nous avons pu monter 2 trios assez imposants! J’ai trouvé Märchenerzählungen de Schumann avec hautbois (au lieu de violon ou clarinette) par hazard sur You-Tube et rapidement trouvé la musique à imprimer sur IMSLP, donc une proposition facile. Bien sûr, depuis qu’Albrecht Mayer a endisqué Schilflieder de l’illustre inconnu Klughardt, tout le monde semble vouloir le jouer, et moi aussi! Il s’avère que ces pièces paraissent raisonnable, les écoutant sur You-Tube, mais elles sont en fait plutôt compliquées. Mais grâce à la détermination de mes compaires, nous les avons assez bien réussis, je crois! À reprendre souvent, j’en suis certain!
Pour l’instant, je n’ai pas d’enregistrements, soit que vous me croyez ou non. Mais ça montrera aux intéressés ce que quiconque peut faire: il ne s’agit que d’arrêter d’en parler et le faire!

Social Media : Yin-Yang as well …

More and more articles, memes and commentaries are complaining about how horrible Facebook, Twitter, Instagram etc. can be damaging to culture, socializing with people in person and even intelligence (education). All of these are very ironic, considering how much information, cultural resources and communication abilities are now at our fingertips and very fast to access.
As artists, we definitely benefit greatly, both in terms of self-promotion and in terms of education (another blog post to come there!). But what a growing number of people are posting on Facebook shows a regression from actual reflection on personal lived experience (I am guilty of that too) and rather just going along with whatever wave of drama and criticism (or aery-fairy positivity) resonates with our nerves.
I’ve said this before, and I’ve repeatedly failed to live up to it, but it is really important to spend much less time on Facebook, much less time on news sources (including “alternate media”) and much more time in the community, participating with people I can actually shake hands with! This is easier said than done: Facebook is even far more addictive tan e-mail and instant messaging were, when they became commonplace. But the rewards of being focused on “the real world”, actually around and close to us are undeniable.

Médias sociaux : Yin-Yang aussi …

De plus en plus d’articles, “mêmes internet” et commentaires se plaignent à quel point Facebook, Twitter, Instagram et d’autres endommagent la culture, l’interaction avec autrui et même l’intelligence (l’éducation) moyenne. C’est plutôt ironique, compte tenu du montant d’information, ressources culturelles et d’outils à communiquer qui sont maintenant ultra-rapides et si faciles d’accès.
En tant qu’artistes, nous bénéficions grandement, autant pour la promotion de notre art que l’éducation (un autre article à venir!). Mais ce qu’un nombre croissant de gens affichent sur Facebook montre un départ radical de la réflection personnelle et l’expérience vécue (j’en suis aussi coupable) et plutôt un esprit qui se laisse emporter par toute vague critique (ou encore positivisme dans les nuages) qui résonne avec nos nerfs.
Je l’ai souvent dit, et j’ai souvent manqué le bateau, mais il est vraiment important de passer beaucoup moins de temps sur Facebook, moins de temps à suivre les nouvelles (y compris les “médias alternatifs”) et beaucoup plus de temps dans la communauté à participer avec du monde à qui on peut serrer la main! Plus facile à dire que faire: Facebook semble créer la dépendance encore plus forte que le courriel ou la messagerie l’ont fait, lorsqu’ils ont pris l’envol. Mais les récompenses de s’impliquer dans “le vrai monde”, tout près et tout autour de nous sont indéniables.

Sunday, September 16

One year with Cecilia // Un an avec Cécile

Bittersweet year

I used to post maybe once a month on the blog. But now, it has been half a year ... a person would be justified to think that, either I don't care anymore (now that I have a new instrument) or that I'm disappointed in my choice and won't admit it. Well, neither of those are true, as I'm sure the videos here will show.

Année aigre-douce:

J'avais l'habitude de publier au blogue peut-être une fois par mois. Maintenant, ça doit faire la moitié d'une année ... une personne serait justifiée de croire que je ne m'en soucis plus (maintenant que j'ai un nouvel instrument) ou que je suis déçu de mon choix et ne veux pas l'admettre. Et bien, tout cela est faux, et je crois que ce qui suit le montrera.
This past year has been a mixture of events that give me cause for real happiness and optimism (health, work and home) but also sources of considerable frustration. The very negative atmosphere that has enveloped Facebook since Trump and his entourage have been enraging the world is something I did not take well. The situation has horribly polarized people: now instead of trying to build on common ground, any little disparity is used to cause conflicts. People who claim altruism and defence of the marginalized are demonizing very large, though silent, segments of the population that harm no one, in fact work very hard to help people of all descriptions thrive on their own strength. Double standards and misquoting appear to be the norm in EVERY camp and a drum-beat of catch-phrase dogmas (which are criticized of religion by the same people) are now militant ideologies that completely dismiss any science or reason that risks compromising their "right-think". Even people belonging to the "oppressed identities" are being branded as brainwashed traitors if they dare speak out for dialogue with the majority or understanding of traditional values. On a few occasions, I myself have been called an oppressor (by many words) by people who didn't bother to visit my Facebook timeline (filled with evidence to the contrary) just because of 1. the colour of my skin, 2. my sex, 3. my sexual inclinations (and I am not exaggerating).
L'année dernière fut un mélange de causes de vraie joie et d'optimisme (santé, travail et maison) mais aussi de sources considérables de frustration. Je prends assez mal l'atmosphère très négative qui enveloppe Facebook depuis que Trump et son entourage enrage le monde. La situation a affreusement polarisé les gens: au lieu d'essayer de trouver des points communs, toute petite différence d'opinion sert à enflammer des conflits. Des gens qui se prétendent d'altruistes défenseurs des marginaux, à la place calomnient de très larges segments de la population (qui restent silencieux et) qui ne font de mal à personne, s'efforçant au contraire, à aider autrui à retrouver ses propres moyens. Les deux-poids-deux-mesures puis déformer les paroles d'autrui semblent maintenant la norme dans TOUS les camps et un battement continu de slogans et de dogmes (ce que reprochent aux églises les mêmes personnes) sont devenus des idéologies militantes qui font fi de toute science ou raison qui risque compromettre le pris-pour-acquis. Même ceux/celles qui figurent parmi une "identité opprimée" se font harceler de traîtres corrompus s'ils osent suggérer une ouverture de dialogue avec la majorité ou une compréhension de valeurs traditionnelles. À quelques occasions, je me suis moi-même fait traité d'oppresseur (en bien plus de mots) par des gens qui n'ont même pas pris la peine de voir ma page Facebook (rempli de preuves du contraire) pour seules causes 1. la couleur de ma peau, 2. mon genre, 3. mes préférences sexuelles (et je n'exagère même pas).
Anyway, this killed a lot of my enthusiasm. I am currently in the process of re-aligning how I view and interact with the world.
Enfin, tout ça a plutôt meurtri mon enthousiasme. Je suis donc en train de ré-évaluer ma compréhension du monde et comment je compte interagir avec.

Amateur's progress

But why would any of this interest anyone? Well, this blog has always been to track my progress of "re-birth" on the oboe. It started 8 years ago, after 10 years of nearly no playing while I was in engineering school. Back then, almost any recording was a triumph, no matter how mediocre: one more step back to the levels of the budding professional I had been so long ago. Now, with an average of 30 minutes practice per day, I think the progress is very noteworthy. It does show that people who focus on what they want to acheive can certainly get there.

Progrès d'un Amateur

Mais pourquoi on s'y intéresserait? Et bien, ce blogue a toujours suivi le progrès de ma "renaissance" sur le hautbois il y a 8 ans, après 10 ans sans presque qu'aucun jeu (pour la durée de mes études en ingénierie). Alors au départ du blogue, presque n'importe-quel enregistrement, si médiocre soit-il, était un triomphe: un pas de plus vers les niveaux que j'avais atteint auparavant. Maintenant, avec en moyenne 30 minutes de hautbois par jour, je crois que mon progrès est appréciable. Ça montre ce qu'une personne peut accomplir avec persévérance.
I will have to blog some other time about how it is not necessary to have once been a pro in order to do what I do. One thing to note: at the time of these recordings I don't play in any ensembles, which affords me the luxury of practicing what I want, the way I want to. It allows me to take as much time as I need to pursue repertoire that would be unreachable, if I had a performance deadline.
Il faudra que j'écrive bientôt au fait qu'il n'est pas nécessaire d'avoir été professionnel pour faire comme moi. Une chose à noter: en date de ces enregistrements, je ne joue dans aucun ensemble, ce qui m'accorde le luxe de travailler le répertoire que je veux, de la manière que je veux. Ceci me permet aussi de prendre le temps nécessaire à maîtriser le répertoire qui serait inatteignable, si j'avais des dates de concert prédéfinis.

Year of the split reed

One thing that really did not help my blogging is that reeds kept splitting. New reeds, old reeds, soft reeds, hard reeds: it started a few weeks after buying Cecilia and lasted until the spring ... there really didn't seem to be any reason or rhyme about it. In my 35 years of playing oboe, I never saw anything like it. It really is enough to start believing in curses: but why would anyone be unhappy that I bought a new oboe?

Année de l'anche fendante

Une chose qui n'a vraiment pas encouragé le blogue est combien mes anches ne cessaient de fendre! Nouvelles anches, vieilles, dures, douces: ça a commencé quelques semaines puis ça a persisté jusqu'au printemps ... vraiment aucune raison identifiable. Après 35 ans de hautbois, je n'ai jamais vu pareil. C'est vraiment assez pour me faire croire aux malédictions: mais qui m'en voudrait pour avoir acheter un hautbois neuf?

2 oboes: distraction of always comparing

At IDRS 2015 in New York, I had decided not to buy an instrument after seeing/hearing Jacques Tys in recital: this was the first time I had witnessed an artist connect to the music itself with profound intimacy that the performance pervaded the soul. (See here) At that point I surmized that, with all its flaws, it would be better to seek that connection with an instrument I already knew so well, it was almost an actual part of my body. I deduced that to buy a new instrument would be a distraction from musical understanding: I was right!

2 hautbois: distraction de toujours comparer

À la conférence IDRS de 2015 à New-York, j'ai décidé de ne pas acheter de nouvel instrument en raison du récital de Jacques Tys: c'était la première fois que j'ai témoigné de la connexion d'un artiste avec la musique elle-même; une intimité si profonde que la performance envahi l'âme. (Voir ici) Rendu là, j'ai cru qu'il valait mieux chercher cette connexion pour moi-même avec un instrument qui, malgré ses défauts, m'est si familier qu'il fait presque partie intégrale de mon corps. J'ai déduit qu'acheter un nouvel instrument serait une distraction de ma quête: j'avais raison!
   

I am not in the habit of spending nearly two months' salary on anything and I had to struggle hard all my life to get to a point I can afford it. So for about 6 months after buying it (with the passing of the seasons) I keep switching back-and-forth between Cecilia and Ol' Faithful to keep confirming I had made the right choice (yes I did) when I could have added a d'amore instead.
Je n'ai pas l'habitude de payer près de deux mois de salaire pour une chose; j'ai dû travailler d'arrache-pied pour arriver au point je puis le faire. Alors les 6 premiers mois après l'achat (avec le passage des saisons) j'ai alterné entre Cécile et ma Vieille Branche, cherchant sans cesse à confirmer avoir fait le bon choix (bel-et-bien le cas) alors que j'aurais pu ajouter un hautbois d'amour à la place.

Bach: not a purist

I hesitated long before deciding to post these recordings on Sound Cloud. I had only practiced the Partita for approximately a year: DEFINITELY NOT enough to become really intimate with it. In fact, I was still changing my mind concerning ornamentations and phrasing on the week I recorded. I finally decided to go ahead with these imperfect tracks for 2 reasons:
  1. It has now been (over) a year since I bought Cecilia (my Bulgheroni Musa oboe) and I have nearly not recorded with it.
  2. If I had not purchased Cecilia, it would not have been possible at all to "tame" the partita: even with my best reeds, the quirks I experience with Lorées just make it a real hassle to harness this difficult work, especially ensuring decent tuning across the rapidly alternating registers. As soon as I tried it with Cecilia, it seemed almost easy: all that really remained was to tame my own concentration ... and concentration (or focus of mind) appears to be the root of all my musical hurdles.

Bach: pas puriste

J'ai longuement hésité avant de publier ces enregistrements sur Sound Cloud. Je n'ai travaillé la Partita que depuis environ un an: DÉFINITIVEMENT PAS assez pour vraiment trouver son intimité. En fait, je changeais encore les ornementations et le phrasé la semaine des enregistrements. J'ai enfin décidé de partager ces pistes imparfaites pour 2 raisons:
  1. Ça fait maintenant (plus d') un an que j'ai acheté Cécile (mon hautbois Bulgheroni Musa) et je n'ai à-peu-près rien enregistré avec.
  2. Si je n'avais pas acheté Cécile, il ne m'aurait pas du tout été possible "d'asseoir" la partita: même avec mes meilleures anches, les caprices que les Lorées m'imposent rendent la tâche simplement trop ardue, surtout assurer la justesse passable au passage des octaves. Aussitôt que j'ai essayé avec Cécile, ça me parut presque facile: tout ce qu'il me restait était la maîtrise de de la concentration ... mais la concentration semble la base de presque tous mes obstacles musicaux.
     
   
So, none of the extreme dynamics, rubati and extra notes in the low register (apart from ornamentations) are at all in keeping with baroque performance practice ... well if "purism" is the goal, then one should play the baroque oboe! To me, these tremendously inspiring works deserve to be kept alive by expressing the feelings they elicit when playing them, and THIS work, in the current circumstances, certainly elicits quite extreme emotions!
Et bien, ni les nuances extrêmes, ni les rubati, ni les notes supplémentaires dans le grave (à part les ornements) ne respectent le purisme baroque ... mais si l’authenticité était mon but, je jouerais un instrument d'époque! Pour moi, ces oeuvres immensément inspirant méritent qu'on exprime les sentiments qu'ils insufflent lorsqu'on les jouent. Et CETTE oeuvre, dans les circonstances actuelles inspirent des émotions tout-à-fait extrêmes!

Microphone is everything

To record this master work, I took a week long vacation. This allowed me to see to some house obligations, take especially good care of the dogs, perform some sound experimentations (gage how harsh the very hot weather would be on my stamina) and still be relaxed enough to record quite a few takes. For the experience, I rented 3 different microphones: one cardioid stage microphone (Sure m57), another cardioid large-capsule (Audio Technica at2020) and a more expensive, multi-pattern large-capsule (AKG c414). In all cases, my oboe sounded more true-to-life than what I get from the Zoom H4n: but this is easily shown to be because the Zoom is meant to be a field recorder and captures much more ambient reverberation whereas the others are all more focused on my instrument. In the end, there is good reason for the AKG to be so expensive: clearly most authentic sound.

Le micro vaut tout

Pour enregistrer ce chef-d'oeuvre, j'ai pris une semaine de vacance. Ça m'a permis de voir aux obligations domestiques, prendre bien soin des chiens, faire quelques expérimentations (voir combien la chaleur torride allait affecter mon dynamisme) puis rester assez détendu pour enregistrer beaucoup de prises. Pour l'expérience, j'ai loué 3 micros différents: un cardioïde de scène (Sure m57), un autre cardioïde à diaphragme large (Audio Technica at2020) et un plus dispendieux(AKG c414) à capsule large et géométrie variable. Dans tous les cas, mon hautbois sonnait plus réaliste qu'avec mon Zoom H4n: mais ceci se démontre facilement du fait que le Zoom est conçu pour enregistrer à l'improvis à l'extérieur tandis que les autres sont conçus pour capter un seul instrument. Tout compte fait, c'est pour bonne cause que le AKG est si dispendieux: clairement le son le plus authentique.


Monday, February 5

Oboe Day / Jour du Hautbois - U.O. 2018

A few weeks ago, there was an “Oboe Day” at University of Ottawa. Of course, I had to go!

Ottawa (Ontario, Canada) is an odd little place: there really is a lot of artistic activity going on, but if you don't know, you might think this place is as dull as a parking lot. Once again, Chip Hamann (principal oboe at the National Arts Centre Orchestra and oboe prof at University of Ottawa) gathered his friends to put together a day to celebrate our favourite instrument! This year, it was only one day, the Saturday, and did not receive as much contribution from the University itself (which helped produce a day for all woodwinds on the Sunday), so I salute Chip and his friends on the extra work, financing and dedication to this event which is a real boost to the oboe community, as a community in the area.

chip
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Il y a quelques semaines, l’Université d’Ottawa a connu un “Jour du hautbois”. Il fallait bien y aller!

Ottawa est un drôle de petit endroit: il y a vraiment beaucoup d'activité artistique, mais il faut le savoir, sans quoi on croirait dans l'ennui d'un discours sur la comptabilité! Encore une fois, Chip Hamann (hautbois solo de l'Orchestre du Centre National des Arts et prof de hautbois à l'Université d'Ottawa) a réuni ses amis pour monter un jour à célébrer notre instrument favori! Cette année, l'événement n'a duré qu'un jour, le samedi, et n'a pas obtenu autant de soutien de l'université comme tel (l'université a produit un jour des bois le dimanche), alors je salue Chip et ses amis pour le travail, le financement et le dévoument supplémentaire pour cet événement qui donne un vrai souffle à la communauté du hautbois, en tant que communauté dans la région.

It was good to meet again a few people I’ve kept in touch with over Facebook: in person is always more memorable!

This year's oboe day focused less on masterclasses and more on workshops and presentations, including one to use strategies from sports psychology to help overcome performance anxiety.

oboeDay

Ça a fait du bien de rencontrer à nouveau certaines personnes avec qui je reste en contact sur Facebook: en personne est toujours plus mémorable.

Cette année a mis moins l'accent sur les classes des maîtres mais plus sur les présentations, incluant une sur l'adoption des stratégies de la psychologie sportive pour surmonter le trac.

Also, a speciallist in oboe repair, Brian Seaton, was brought-in for fine tuning and minor repairs. Brian also gave an introduction to oboe mechanics and screw adjustment (get his how-to manual here) to an audience of students and amateurs, from as young as pre-teens to as old as sexagenarians. Brian's idea, was to impress on every oboist the need to feel confident to take a screw-driver to fix a leak at any time. I thought this was self-evident, but clearly I was wrong: the majority of the audience had no clue what the various levers and stoppers do.

oboeDayTrio

Il y avait aussi un spécialliste de la réparation du hautbois, Brian Seaton, qui faisait des réparations mineures et ajustements de pointe. Brian a aussé donné une présentation sur l'ajustement des vis (son manuel d'introduction est disponible ici) à un auditoire comptant étudiants et amateurs d'âges pré-adolescents à sextagénère. Brian avait pour but que chaque hautboïste se sente confiant de prendre un tournevis n'importe-quand et ajuster une clef au besoin. Ceci me semblait aller de soi, mais j'avais évidemment tord: la majorité nette des participants ne savait pas à quoi sert les divers leviers.

Katrina Lidell brought a good stash from her enterprise Blackwood Double Reed Supplies (click here) one of the rare Eastern-Canadian places to get pretty much anything you might want for reed making and oboe accessories, including tube cane from several renowned plantations. I couldn't help purchasing a half-pound of Rigotti tubes and a couple of silk swabs!

     

Katrina Liddell apporta un trésor d'articles de son entreprise, Blackwood Double Reed Supplies (clickez ici) l'une des rares places dans l'est du Canada qui offre à-peu-près tout ce qu'on peut vouloir pour la fabrication des anches et accessoires du hautbois, incluant roseau en tubes de récolteurs variés. Je ne pus m'empêcher d'acheter un quard de kilo de roseau en tubes Rigotti et quelques écouvillons de soie!

As usual, my favourite part was the exhibit of a couple dozen oboes and English horns thanks to Jim Mason from Kitchener Waterloo (click here). I confess I did not really want to go this year. One paranoid reason is that I didn't want to take the chance that one of the Howarths or some rare collector's instrument in Jim Mason's lineup woud play as well (and possibly less expensive) or even better than my new Bulgheroni Musa (Cecilia). But I went anyway: some of Jim's oboes for sale were truly remarkable, but I was glad to conclude without any question whatsoever, Cecilia tops them all (for me)!

leftSideStash

On s'y attend, ma partie favorite fut l'étalage d'instruments à vendre! Jim Mason de Kitchener Waterloo (clickez ici) a apporté son stock de hautbois et cor anglais. J'avoue être allé à reculons cette année. Une raison paranoyaque est que je ne voulais pas prendre la chance de trouver un Howarth ou instrument historique qui joue mieux que mon nouveau Bulgheroni Musa (Cécile). Mais j'y suis allé pareil: quelques-uns des hautbois jouaient vraiment splendide, mais j'étais fier de conclure que sans l'ombre d'un doute, pour moi, Cécile les bat tous!

Because I have been very tired these past few months, I did not spend every possible minute trying and comparing the instruments with every reed I could bring. Normally, I prefer to test instruments with a mediocre reed (or worse), but I just did not have the stamina for that, so I only used one reed that played well in Cecilia.

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Depuis quelques mois, je suis épuisé. Par conséquent, je n'ai pas passé chaque minute possible à comparer les instruments avec toutes les anches à ma portée. Normalement, j'aime évaluer les instruments avec une anche médiocre (ou pire) mais je n'avais simplement pas l'énergie pour ce faire, alors je n'ai utilisé qu'une anche qui joue bien dans Cécile.

One thing I was really surprized and happy to notice concerns Howarth and cocobolo versus grenadilla. At the IDRS conference in Appleton, last summer, I was rather disappointed that the Howarth line did not thrill me like it had in previous years. Well, the Ottawa oboe day explained why. Jim had some Cocobolo and black wood XLs. The Cocobolo instruments exhibited the same characteristics as I had disliked in Appleton: the sound seemed less solid, more shaky. BUT WAIT, the black wood XLs were absolutely right for well supported and dependable sound, projection and tuning.... well what do you know: in Appleton, I remember trying exclusively the exotic wood instruments (usually with CocoJazz top joints)!

The difference (for me - you might find differently) was unmistakable: exotic wood Howarth are not for me. This is odd because, at the IDRS conference in Appleton, the violetwood Fossati really pleased me better than the black wood and Rigoutat seemed essentially the same: the wood did not seem to matter.

Une remarque m'a agréablement surpris concerne Howarth et le bois de cocobolo versus la grenadille. À la conférence IDRS à Appleton, l'été dernier, j'étais déçu que la lignée Howarth ne m'ait pas plu autant que les années précédentes. Or, la collection de Jim comptaient un XL en cocobolo et un autre en bois noir (grenadille). Celui en cocobolo affichait les mêmes caractéristiques que je n'aimait pas à Appleton: un son généralement plus fébrile. MINUMTE MOUMOUTTE: le XL en grenadille soutenait le timbre très fiablement avec une projection et une justesse bien propres ... aha: je me souviens qu'à Appleton, j'essayais presqu'exclusivement les instruments en bois exotiques (habituellement avec corps supérieur en cocojazz)!

La différence (pour moi - vous concluerez peut-être autrement) est inéluctable: les Howarth en bois exotiques ne sont pas pour moi. Étrange parce qu'à IDRS, le Fossati en bois de violette me plaisait bien mieux que ceux en grenadille et les Rigoutats me semblaient à-peu-près interchangeables.

Of course, everyone wants to know about Lorée, especially in Canada, for good or vindictive reasons... As I said, I did not spend a lot of time testing the instruments, so I cannot give a thorough impression. The newest Lorées seemed to play rather well: the tuning seemed dependable and even enough. They all had the characteristic Lorée sound (harsh with the easy-playing short-scrape reeds I like) and it took the Royal 125 to provide real flexibility of dynamic expression. 

Évidemment, on veut tous en savoir plus sur les Lorées, surtout au Canada, que ce soit par admiration our par vengeance... Rappel que je n'ai pas passé beaucoup de temps à essayer tous les instruments, alors je ne peux pas donner une impression détaillée. Les nouveaux Lorées semblaient jouer plutôt bien: la justesse semblait assez bien équilibrée. Ils montraient tous le timbre caractéristique de Lorée (un peu dur avec les anches européennes faciles que j'aime) et ça a pris le Royal 125 pour me donner la flexibilité dans les nuances que je recherche.

But once again, to my taste the jewels of the collection were old instruments: a Covey from around 2005 and a Lorée C-series from around 1970. Their tone was just plain lush velvet with no restrictions on sound whatsoever and perfectly adjusted tuning. Their only problem: being old, the mechanics are rickety. It's tempting to say "the sound is what maters", but in truth, tight new mechanics really make playing more pleasant. Evidently, some level of upkeep can be made that don't cost an arm in a leg, but even at worst, I say these instruments are really worth spending 2000$ to 4000$ to make them like new. Problem is, a vendor would not pay that much because it's really hard to sell a 50 year old instrument for the same price as a brand new one! If I had the money, I would not hesitate. If you are new to the instrument, I recommend getting one of these gems: even without the repairs they will make your beginnings that much easier and develop excellent habits and very high expectations for when the time comes to buy a new instrument.

Mais encore une fois, à mon goût, les vrais bijoux de la collection furent deux vieux instruments: un Covey d'environ 2005 et un Lorée de série Cxxx d'environ 1970. Les deux sonnaient simplement le velour doux sans aucune restriction du tout dans le timbre. Leur seul inconvénient: étant si vieux, la mécanique est branlante. J'ai souvent envi de dire que la mécanique est bien secondaire, ce qui compte est le corps pour les caractéristiques sonores, mais je dois bien avouer qu'une mécanique solide rend le jeu bien plus plaisant. On peut faire entretenir l'instrument suffisament sans coûter un bras, mais au pire, une remise à neuf (vraiment comme neuf) coûterait peut-être de 2000$ à 4000$ et vaudrait bien la peine. Problême est qu'un revendeur ne peut pas investir dans de telles réparations parce qu'il est vraiment difficile de demander le même prix pour un instrument de 50 ans et un instrument flambant neuf! Si j'avais l'argent, je n'hésiterais pas. Si vous êtes débutants, je recommande un de ces bijoux: même sans les réparations, ils vous rendront la vie tellement plus facile et vous aideront à développer d'exellentes habitues et attentes pour le timbre, lorsque viendra le temps d'acheter un nouvel instrument.

What is a good reed?

The one thing I could not evaluate at this oboe weekend was the "reed friendliness" of the instruments. Partly because I was too fatigued to use more than one reed, but also because of the absence of any Marigaux, SML, Strasser or Kreul instrument, which have the reputation, far and wide and for generations, of being the most reed friendly oboes (whereas Lorée, despite its charms, has the reputation of being one of the most finicky with reeds). However, over the past few months, I have been able to make a few observations.

C'est quoi, une bonne anche?

La chose que je ne pouvais pas évaluer, à cet événement, est la "tolérance aux anches" des instruments. Ceci est en partie dû à ma fatigue, mais aussi par l'absence totale d'instruments de la tradition Marigaux, SML, Strasser ou Kreul, tous ayant la réputation bien méritée au fil des tesmps à se montrer plus tolérant aux anches que les autres (tandis qe Lorée, nonobstant ses charmes, a la réputation d'exigence extrême aux anches).

First, I have to agree with Mark Chudnow (link here) when he says that we fuss about reeds far too often to compensate for flaws in the instrument's state (leaky pads and other maladjustments). But there does remain an effect of "bad reed" which is much easier to define than "good reed".

Par contre, les quelques derniers mois m'ont permi quelques observations. D'abord, je dois signaler mon accord avec Mark Chudnow (lien ici) quand il dit qu'il faut être tout-à-fait aussi exigent avec l'état de l'instrument qu'avec les anches. Mais il reste quand-même l'effet de "mauvaise anche", plus facile à définir que "bonne anche".

I have come to find that a good reed crows nicely and plays nicely outside the oboe. It feels good to play it without the instrument and responds nicely to articulation and long tones for several minutes at a time. When playing the oboe gets difficult and frustrating, I take the reed out of the instrument and, unmistakably, it either wheezes or honks like a birthday party horn or won't sound without olympian effort. Many of them sound good for a few seconds and then either collapse or refuse to articulate, as if they were made of rubber. With Ol' faithful, it was very often difficult to know if the problem was the reed, me or the instrument: with Cecilia, when playing gets difficult, I can easily determine the reed is nasty.

Le temps a mis en évidence qu'une bonne anche crie et joue bien sans l'instrument. On se sent à l'aise à jouer l'anche sans l'instrument puis elle répond bien aux articulations et les sons filés pendant plusieurs minutes à la fois. Lorsque le jeu du hautbois devient difficile et frustrant, je sors l'anche et, sans faute, soit qu'elle siffle ou bien gazoue comme un apeau de chasse ou encore cesse de sonner sans un effort olympien. Plusieurs anches de ce genre joueront très bien pour quelques secondes puis ensuite s'effondrent ou cessent d'articuler comme si elles étaient faites de caoutchouc. Avece ma Vieille Branche, il était souvent difficile à savoir si le problême était l'instrument, l'anche ou moi: avec Cécile, quand le jeu devient difficile, je peux clairement distinguer que l'anche fout la ... [censuré]

For several years, I have been accumulating a stock of many different types of cane, mostly tube cane, some of it pre-gouged, and I still have a left-over stock of shaped-cane from around 2005. In a sense, this sounds like a good idea, but at the same time it has proven very frustrating: I want to use all the cane I have to make reeds, but it is becoming clear that only a few plantations of cane make good reeds! I like to think that the other plantations will make good reeds for other oboists of other levels and experience and other needs. But approximately 3 plantations consistently yield reeds that make playing fun, whereas 2 plantations produce reeds that are easy to make, but become hellishly hard to play, no matter what I do with the reeds over time.

Depuis plusieurs années, j'accumule un stock de roseaux de plusieurs récolteurs; surtout en tube, un peu déjà gougé, puis il me reste du roseau gougé-taillé acheté environ en 2005. Ceci peut sembler comme une bonne idée, mais en même temps ça s'est montré frustrant: je veux tout utiliser mon roseau, mais il est devenu clair que seuls quelques récolteurs produisent de bonnes anches! J'aime croire que les autres récolteurs produiront de bonnes anches pour d'autres hautboïstes, de niveau, d'expérience et de caractéristiques physiques différentes. Mais environ 3 récolteurs me donnent des anches fiables et plaisantes alors que 2 me donnent des anches faciles à fabriquer au départ, puis ensuite infernales à jouer, quoique ce soit que je leur fasse par la suite.

This winter, chronic fatigue and fibromyalgia hit me hard enough that I am considering buying my reeds instead of making them. Pain medication only "take the edge off" but leave me feeling like a heavy wool blanket, when you try to pull it out of a pond. Making reeds with misleading cane (starts good and dies afterward) discourages even more, but then I make a good reed with good cane and I feel much better about it ... I just feel sorry to have to wasted so much money on cane that just doesn't work for me.

Cet hiver, la fatigue chronique et la fibromyalgie m'ont frappé fort au point de considérer acheter mes anches toutes faites au lieu des fabriquer moi-même. Les médicaments adoucissent le pire mais me laisse comme une couverture de feutre de laine détrempée qu'on retire d'un étang. Fabriquer mes anches avec du roseau tricheur (commence bien puis meurt par la suite) est davantage décourageant. Mais lorsque je fabrique une bonne anche avec du bon roseau, je me sens tellement mieux ... quel dommage d'avoir gaspillé tant d'argent sur du roseau qui ne fonctione simplement pas pour moi.

Conclusion:

If you buy reeds (and yes, that is a good thing) please do not feel discouraged if your tuning, legato and/or articulation is poor:
1. practice dilligently
2. take your instrument to an oboe speciallist repairman
3. try reeds from another maker (or ask your maker to try a different cane)
..... not necessarily in that order ....

Conclusion:

Si vous achetez vos anches toutes-faites (oui, c'est une bonne chose) ne vous découragez pas si la justesse, le légato et/ou l'articulation s'obstinent:
1. répétez consciencieusement
2. faites ajuster l'instrument par un spécialliste du hautbois
3. essayez les anches de quelqu'un d'autre (ou demandez un autre roseau)
.... pas nécessairement dans cet ordre ...