Monday, June 29

Lockdown IDRS 2019 pt.2 en isolement


Cancelled Conference

Conférence Ratée

Last week would have seen the IDRS 2020 Conference in Iowa city, but as with so many artistic events all over the world, it was canceled in order to fight the spread of Covid-19. The cancellation is very sad, but officials everywhere recognize this as a necessary means to keep people safe - so, best thing. But that means that neither I nor anyone could attend to make the next annual summary of instruments. Well I never got around to publishing my notes from last year, my involvement in local community music just took me by storm as I got home. So to compensate for the hole left by the cancellation, here are my observations from IDRS 2019 in Tampa, Florida.
La semaine dernière aurait vu la conférence IDRS 2020 à la ville d’Iowa, mais comme tant d’événements artistiques partout dans le monde, elle fut annulée pour combattre la transmission du Covid-19. Annulation triste, mais semble-t-il nécessaire à garder le monde sain-et-sauf, alors bien joué. Mais ça veut dire que le sommaire annuel d’instruments ne peut pas avoir lieu. Et bien, je n’ai pas fait mon sommaire de l’an dernier, mon engagement dans la musique communautaire a rempli mon temps. Alors pour remplir le vide, voici mes notes de la conférence IDRS 2019 à Tampa, Floride.

Still my favourite

Toujours mon favori

OK, let’s get the suspense out of the way, I have tried almost all the oboe models at IDRS exhibits. There are quite a few that I would gladly have bought, right there on the spot. But after doing the rounds 2 or 3 times, I can still safely say that Cecilia, my Musa oboe by Bulgheroni, is still my favourite.
D’abord, cessons le suspense: j’ai essayé à-peu-près tous les modèles de hautbois aux expositions à l’IDRS. Il y en a plusieurs que j’aurais acheté avec plaisir sur le vif. Mais après 2 ou 3 tours, je peux dire sans soucis que Cécile, mon hautbois Musa de Bulgheroni, reste mon favori (ma favorite?).

Star of the Show

La vedette

Before the exhibits even had time to open, Frank Swann (Capitol Cane) hurried to show me his bright red oboe … well, the colour can be off-putting, but as soon as I put my reed in it and played a first note, it was like entering wonderland! A few sonata and concerto licks later, I had completely fallen in love with this instrument: so easy to play and with a sound that just won’t quit!
Avant même que les expositions ne soient ouverts au public, Frank Swann (http://capitolcane.com/) s’est empressé de me montrer son hautbois rouge écarlate … eh bien, la couleur peut détracter un peu, mais aussitôt mon anche insérée et la première note jouée, c’était comme entrer au pays des merveilles! Quelques passages de sonates et concertos et j’en suis complètement tombé amoureux: si facile à jouer et avec un timbre qui ne délaisse jamais.
The sound is on the brittle side; this instrument prefers a harder reed. By “prefers”, I mean that there is no problem putting in a harder reed and being able to play with perfect ease. I tried a couple of other Red Sayen’s at the Fox table, and I could have easily have bought any one of them, right there on the spot. Although the sound can remind me of early recordings of Heinz Holliger, the flexibility, projection and pure enjoyment of playing it more than makes up for it (just work the reeds and embouchure a little….) I always really liked Fox except for a restriction in air flow, well the Red Maplewood Sayen fully addresses that!
Son timbre tend au crystallin; cet instrument préfère une anche plus dure. Mais par le mot “préfère”, j’indique qu’il n’y a aucun problème à utiliser une anche plus forte et toujours jouer avec toute aisance. J’ai essayé quelques autres Sayens rouges de Fox à leur table, j’aurais acheté n’importe-quel avec plaisir. Bien que le timbre peut rappeler les premiers enregistrements de Heinz Holliger, la flexibilité, la projection et le simple plaisir de le jouer compense et plus (on n’a qu’à travailler les anches et l’embouchure un peu…) J’ai toujours aimé Fox, sauf pour un sens de restriction dans le souffle: le Sayen en érable rouge répond tout-à-fait!

Happy Surprises

Surprises Agréables

Patricola

Patricola

In previous conferences, I found Patricola almost by accident, in a local vendor’s exhibit. This time, Patricola came in person with a wide array of instruments, including “American” and “European” versions of each of their main models.

In the past, I had felt Patricola to compare almost exactly to Lorée: essentially interchangeable … coming from me, that has dubious connotations (seriously no offence to Lorée enthusiasts). But now, the instruments really showed the highest dependability for intonation and character. Lorée enthusiasts will definitely like the “American” models, but I was really taken by the “European” versions.

The mechanics really impressed me quite a lot, as did the ease of playing in any register at all: the notes just lock in place. Less expensive than more celebrated makers, I consider Patricola (now) to be fully worthy of the most prestigious concert halls. I would feel comfortable doing any concerto or chamber repertoire using it any day.

They also produced some beginner instruments that will truly start students off with proper habits and expectations.
Dans des conférences passées, je découvris Patricola presque par accident, dans l’étalage d’un revendeur local. Cette fois, Patricola est venu en personne avec un grand étalage d’instruments, incluant des versions “américaines” et “européennes” de leurs modèles principaux.

Précédemment, il me semblait que Patricola se comparait presque parfaitement à Lorée; presqu’interchangeables … venant de moi, la connotation est suspecte (tout mon respect à ceux qui préfèrent Lorée). Mais maintenant, les instruments montrent vraiment une fiabilité d’intonation et de caractère. Les fervents de Lorée apprécieront les versions “américaines” tandis que j’étais tout-à-fait épris des versions “européenes”.

La mécanique m’a vraiment impressionnée, ainsi que la facilité de jouer sur toute la tessiture: les notes s’ancrent solidement dans la justesse. Moins dispendieux que d’autres marques de grande renommée, je considère (maintenant) Patricola bien digne des salles de concert les plus prestigieuses. Je me sentirais à l’aise avec pour n’importe-quel concerto ou musique de chambre avec eux.

Ils ont aussi produit des instruments pour débutants qui favorisent la formation des bonnes attentes sonores.

Joseph Mopane

Joseph Mopane

This is an exception to what is becoming a rule for me: I (Robin Tropper - might not be true for you!) just sound better on African black wood instruments; I feel more comfortable playing on them, and they “sing” more for me. This is disappointing, because I really like the appearance of the beautiful veining of the red woods.

Well the Mopane used by Josef turns the tables: this could easily become my favourite oboe at the exposition for ease of playing, tone quality and comfort in blowing. I sound better on this wood than on their black wood instruments, in fact, I like this 20th anniversary model more than the Clement (which is normally my favourite) => this specific instrument makes me prefer Josef whereas normally I could easily let it go.
Voici une exception à la règle: il me semble que je (moi, Robin Tropper - je ne dis rien à votre égard) semble simplement mieux sonner sur des instruments de bois d’ébène africain; je me sens plus confortables avec eux et ils “chantent” mieux pour moi. Cela me déçoit  parce que l’apparence des belles veinures des bois rouges me plaisent vraiment beaucoup!

Alors voici le mopane utilisé par Josef tourne la table: leur modèles en mopane pourrait facilement devenir mon favori de l’exposition pour son aise à jouer et le confort à souffler. Je sonne mieux sur leurs instruments en mopane que ceux en grenadille. En fait, alors qu’auparavant, leur modèle Clément m’allait le mieux, maintenant je préfère clairement leur modèle 20e Anniversaire en mopane => ce modèle spécifique me fait préférer la manufacture Josef alors que normalement ça me laissait presqu’indifférent.

New Models

Nouveaux Modèles

Marigaux A-Line

Ligne A de Marigaux

Definitely the talk of the town this year, Marigaux introduced A-Line instruments, and only brought those with them (except for the M2, which does not have an A version). Consequently, I cannot compare them to the “traditional” model, but I can say that, to my taste, they play with all the sound characteristics and versatility that I have always loved from Marigaux.

So what has changed, to make it more “American”? They designed a completely new, really never seen before “half-hole” which makes slurring to the top D and Eb seamless. They also reworked the joints so they could move the right index pad (F# key) to remove the problems tuning the G. In a nutshell, everything Americans had issue with is now resolved.
Clairement l’appât de l’année, Marigaux a introduit la ligne-A de ses instruments et n’a apporté que ça (sauf le M2, qui n’a pas de version A). Par conséquent, je ne pus les comparer aux modèles traditionnels, mais je peux quand-même dire qu’à mon goût personnel, ça joue avec toutes les caractéristiques et la polyvalence que j’ai toujours aimé de Marigaux.

Alors, qu’est-ce qui a changé, pour le rendre plus “américain”? Ils ont innové un demi-trou jamais vu auparavant qui facilite les liaisons vers le ré et mi-bémol suraigus sans aucun effort. Ils ont aussi re-mesuré les articulations entre les corps de sorte qu’ils ont pu monter l’index droit (la patte de fa#) règlant ainsi l’intonation du sol. Somme toute, ils ont réparé tout ce que les américains critiquaient auparavant.
Marigaux claims the A-Line (901 and 2001 models) are re-designed for the American reed and playing style: indeed, many people (American scrape reed players) confirm preferring it. For my part, playing on very easy short-scrape reeds, I found absolutely zero negative side, so I would not hesitate a nanosecond to take an A-Line Marigaux.
Marigaux prétend que la ligne-A (modèles 901 et 2001) sont re-conçus pour l’anche américaine et le style de jeu qui s’ensuit: effectivement, plusieurs (qui utilisent le grattage américain) ont confirmé le préférer. Pour ma part, jouant sur des anches au grattage court, mais très faciles, je n’ai trouvé absolument rien de négatif, alors je n’hésiterais pas une nanoseconde avant de choisir la ligne-A.

Bulgheroni Seta

Bulgheroni Seta

The entire Bulgheroni line is stellar! For me (repeat, for me) the Musa is still the ideal instrument, but if it is too much “body” and “presence” for you, then you will love either the Opera or the Seta models. I believe the Seta might be favoured by Americans because it behaves a little more like the Lorée AK or Howarth XL: a nice framed sound, but with impeccably dependable tuning.
Toute la ligne Bulgheroni est stellaire! À mon avis (la mienne!) le Musa reste l’instrument idéal, mais il se peut bien que vous trouviez qu’il ait trop de “corps” et de “présence”, alors, les modèles Opéra et Séta sont pour vous. Je crois que les américains préféreront le modèle Séta parce qu’il me rappelle le comportement du Lorée AK ou Howarth XL: une sonorité bien formée, mais à justesse impeccable.

Mechanical considerations

Considérations mécaniques

When I tried them all to compare Bulgheroni oboes, 3 years ago, I actually forgot to pay attention to mechanics; I only cared about the tuning, sound qualities and MOSTLY the altissimo register. So this time, I made sure to observe the strength of keys.
Lorsque j’ai essayé/comparé tous les hautbois Bulgheroni, il y a 3 ans, j’ai négligé de porter attention à la mécanique; je ne me souciais que de la justesse, les qualités sonores et SURTOUT l’extrême aigu. Alors cette fois, je me suis assuré d’observer la force des clefs.

Keys close to the body.

Distance des clefs

Some used oboes I tried, and the (new) Patricolas, had keys that were considerably closer to the instrument than the new ones of the best known, makers. When we talk about it hypothetically, this seems like a really good idea: I definitely adjusted my old Lorée to get all pads as close to the instrument as possible. But to my experience with my Bulgheroni (with harder keys, higher up) actually now makes me dislike close keys.

We can believe close keys will make fingers faster, but I disagree. What it does is reduce the tactile sensation of the changing notes, and in turn, I find it less conducive to clean playing — Ironic to say the least, but true for me (maybe not for you).
Certains instruments d’occasions, et les Patricolas (neufs), avaient les clefs notamment plus proches du corps de l’instrument que les neufs de marques les mieux connus. Théoriquement, on aime l’idée des clefs proches: j’ai effectivement réajusté mon vieux Lorée pour rapprocher les tampons au maximum. Mais mon expérience avec mon Bulgheroni (avec toutes les clefs assez hautes) me fait maintenant préférer les clefs hautes.

On croirait que les clefs proches facilitent la vitesse, mais je n'en suis plus convaincu. Au contraire, ça réduit la sensation tactile en changeant de notes, et par conséquent, nuit à la propreté des passages — ironique, mais vrai pour moi (peut-être pas pour vous).

Easy or hard keys

Clefs faciles ou dures

Some makers, like Howarth and Covey (others too, to varying degrees) pay special attention to keeping the keyword easy, to avoid tiring the fingers. There is very little for me to say except I agree with this. For the index and middle fingers, a little extra resistance is OK, because it keeps the sensation alive. But when the ring or especially the little fingers need to press very hard, this can actually cause cacked notes (the key did not have time to open/close fully before the note is played). I would never want a new instrument to be as soft on the fingers as a 50 year-old used instrument, but it’s nice to keep the fingers relaxed.
Quelques fabricants comme Howarth et Covey (d’autres aussi, à degrés variants) portent attention spéciale à rendre la mécanique facile, pour éviter de fatiguer les doigts. Pas grand chose à dire sauf que je suis bien d’accord avec ça. Pour les doigts indexes et majeurs, un peu plus de résistance va bien: ça donne de la vie à la sensation. Mais si les annulaires et surtout les petits doigts doivent peser très fort, ça peut faire craquer les notes (le tampon n’a pas eu le temps d’ouvrir ou fermer complètement à l’arrivée de la note). Je ne voudrais jamais un instrument neuf ait une mécanique aussi molle qu’un instrument de 50 ans, mais c’est bien de garder les doigts détendus.

The body is everything

Le corps, sine qua non

At IDRS conferences, I love rooming in the dorms with the meal plan because it creates a lovely group experience. Taking lunch with a whole lot of oboists and bassoonists of every age and experience description, professionals and amateurs alike, we naturally discuss our personal choices. The one remark I had about my Cecilia and comparing it with all other oboes at the conference:
Even if the mechanics are not as easy as I would like it, the body of this instrument, for me, is head-and-shoulders above the others in terms of phrasing dependable tuning and tone colour. To me, when the body (bore etc.) is so clearly better suited to me, the mechanics don’t matter (they can be fixed).
 … everyone seemed to agree with this.
J’aime bien chambrer dans les dortoirs, lors des conférences IDRS, avec le plan de repas, parce que ça donne une expérience collective appréciable. Prendre les repas avec plein d’autres hautboïstes et bassonistes d’âge et d’expérience variés, professionnels et amateurs ensembles, on parle bien sûr de nos choix personnels. La remarque principale à propos de ma Cécile et la comparer avec tous les autres hautbois à la conférence:
Même si la mécanique n’est pas aussi facile que je l’aimerais, le corps de l’instrument, à mon avis, offre un phrasé puis assure l’intonation et le timbre fiables lui donne une lieue d’avance sur les autres. Pour moi, lorsque le corps (perce etc.) est si clairement approprié, la mécanique est secondaire (on peut l’ajuster)
… tout le monde semblait d’accord avec ça.

Conclusion

Somme toute

It’s nice to blog about the difference between instruments, but in “real life”, they are really small and won’t impact that much. Some makers and repairers also claim that an instrument changes to adopt the personality of its player - and for sure the player changes to better suit the instrument. Yes, some makers and/or models will help whereas others will hinder our expressive goals, but there’s no reason to get depressed and discouraged because another oboe has a small advantage: “becoming one” with the instrument is a real thing and it will overcome many differences.
C’est bien de discuter des différences entre instruments, mais dans la “vraie vie”, ces différences sont vraiment petites et n’auront pas d’impact majeur. Quelques fabricants et réparateurs prétendent qu’un instrument change pour s’adapter à la personnalité du musicien - sans doute que le musicien s’adapte aux caractéristiques de l’instrument. Certaines marques et/ou modèles aideront à atteindre les buts expressifs tandis que d’autres les nuiront, mais il n’est pas nécessaire de se décourager si un autre instrument possède un petit avantage: “devenir un” avec l’instrument est un phénomène véritable qui surmonte beaucoup de différences.
Covid-19 has shut down so many musical events all over the world. How a return to normal musical participation will resume is uncertain, at least for the next year: rules about playing together are one thing, but how to handle audiences are another —  and if we’re dealing with community orchestra composed of elderly musicians, then fear plays an unpredictable role.

I don’t know how this will affect instrument sales. I would assume lost income and limited performance opportunities mean new musicians will favour used instruments. In fact, I recommend used instruments: when restored by shops with solid reputations, they can be as good as new ones. Will this cause prices for used instruments to increase (as they become more in demand)? Will that make the price of new instruments rise, as they become more rare, or as people sell their old ones and replace them with new? Perhaps all prices will go down as nobody buys them?

I can’t predict the answer to any of those questions. All I can do is continue to blog perform and blog about my passion for the instrument and wish everyone safety and prosperity to support your musical lives.
Le Covid-19 a annulé tellement d’événements musicaux, partout dans le monde. Comment la participation musicale reviendra à la normale reste incertain, du moins pour l’année à venir: les règlements pour jouer en groupe est une chose, mais comment gérer les auditoires en est une autre — et si l’orchestre communautaire compte des musiciens aînés, les peurs jouent un rôle difficile à prévoir.

Je ne sais pas comment tout ceci affectera la vente d’instruments. Je suppose que la perte de revenus et les opportunités limités de se présenter fera préférer les instruments d’occasion moins dispendieux. En fait, je les recommande: lorsqu’entretenus par des réparateurs bien réputés, ils peuvent jouer aussi ben que les instruments neufs. Est-ce que ceci causera une hausse des prix des instruments usagés (alors que la demande augmente)? Le prix des instruments neufs, augmentera-t-il alors qu’ils deviennent plus rares ou encore que les gens arrivent à vendre leurs vieux pour les remplacer avec des neufs? Peut-être que tous les prix descendront puisque personne ne les achète?

Je ne peux rien prédire. Je ne peux que chroniquer ma passion de l’instrument et vous souhaiter à tous de rester sains-et-saufs avec une prospérité qui soutiendra votre vie musicale.


Saturday, January 25

Blur the limits! - 2020 - Brouiller les limites!

Happy Year of the Mouse!


Bonne et heureuse Année de la Souris!

I love culture, my own and of people around me. Happily, the computer company I have been working for 10 years (https://www.solarwindsmsp.com) is a veritable mini United Nations, and some of the Chinese employees hold tight to their celebrations. One of them refuses to say “Year of the Rat”, preferring mice because they are cute, so I’ll follow suit! Mice appear weak and vulnerable, but their resourcefulness, ability to hide, productiveness and adaptiveness is amazing: I once kept a “guest” in a box with news papers when the winter was too icy to let it out … a real treat to watch it build its home before we released it to the wild in the spring.


Je suis très friand de la culture, la mienne et celles des gens autour de moi. Heureusement, la compagnie informatique où je travaille depuis 10 ans (https://www.solarwindsmsp.com) rappelle les Nations Unies en miniature et quelques employés Chinois tiennent à leurs traditions. L’une de mes collègues refuse de dire “l’année du rat”, préférant la souris parce qu’elles sont mignonnes, alors j’en ferai de même! Les souris paraissent faibles et vulnérables, mais leur habileté d’adaptation et de se cacher, leur productivité, leur ingéniosité sont stupéfiantes. Un hiver, nous avons gardé un “visiteur” dans une boîte alors que l’extérieur ressemblait une patinoire … un vrai régal de le voir déchiqueter les papiers-journaux en habitat organisé jusqu’à ce que nous le relâchions, le printemps venu.

Play or Blog?


Jouer ou Bloguer

Clearly my blog activity has hit an all-time low. Very luckily, Alain Vlamynck (France) has taken on lots of blogging activity of his own! His blog is really interesting and easy to translate using Google or Bing Translator: different topics than mine (more geared to the tricks of the instrument) plenty of good times to get with his blog. But now, my own inactivity is for a really good and happy reason: I’ve been playing too much in public!
Excellent Blogue!

https://alainetsesroseauxenchantes.wordpress.com/articles/


Clairement, mon activité au blogue a chuté. Très heureusement, Alain Vlamynck (France) prend la relève! Son excellent blogue approche le jeu du hautbois vis-à-vis les instruments, les outils à aches et le répertoire, alors très plaisant. Pour ma part, mon inactivité depuis un temps est pour raison bien plaisante: je joue de plus en plus en public!
When I joined the Kanata Symphony Orchestra as principal oboe, I was only looking for people who might like to practice top-level repertoire on weekends and MAYBE play in concert once a year. Instead, I met some amazing hopefuls who actively engage in organizing concerts every month: I had the pleasure and the opportunity to play in 3 main-scale chamber music concerts, including a recital worthy of a master’s exam, and quite a few smaller and even guest/invited soloist. 
Quand j’ai rejoint l’Orchestre Symphonique de Kanata en tant que hautbois solo, mon but n’était que de trouver du monde avec qui explorer du répertoire, tout bonnement les fins-de-semaine et PEUT-ÊTRE jouer sur scène une fois par année. À la place, j’ai rencontré du monde merveilleux qui s’engageaient activement à organiser des concerts à chaque mois: j’ai eu le plaisir de participer à 3 concert de musique de chambre, incluant un récital digne d’un concours de maîtrise, ainsi qu’un nombre de plus petites présentations et même en tant que soliste invité.
Now, I have  met enough people, playing a lovely variety of instruments, where I can very realistically plan chamber music concerts of baroque, romantic, impressionist, modern and jazz music. The potential opened-up is really motivating.

Maintenant, j’ai rencontré assez de gens, jouant une variété d’instruments, que je peux réalistement planifier des concerts de musique de chambre baroque, romantique, impressionniste, moderne et jazz. Le potentiel qui s’est présenté est vraiment motivant.

Professional vs Amateur

Professionnel vs. Amateur

The repertoire I played last year was enough to make professional soloists envious: I truly believe I did justice to the music. The only hiccup, at this time, is that neither myself nor any of my hopefuls can earn a living with music: so we are treading on the feet of people who do, and in a time where there is a real push to never play without professional pay.

There is a difference, however. The locations I play in have no potential for professional musicians: they are new audiences in neighbourhoods where the culture does not yet include attending live musical performances. So I think that quality performers, though we be amateurs, playing sophisticated repertoire will develop a taste in the community that could open the door where the audience will begin to seek the better professionals. This is how I really hope to bring the joys of living culture, in-person music as an expected part of everyday life, to the growing technology communities, this side of Ottawa.
New Website: / Nouveau Site Web

Le répertoire que j’ai joué l’an dernier est assez pour mettre l’eau à la bouche de solistes professionnels: je crois avoir rendu justice à cette musique. Le seul ‘hic’ est qu’en ce moment, ni moi ni mes collègues ne gagnent notre vie à faire de la musique: nous pilons sur les pieds de ceux qui le font, et ce à un temps où on pousse vraiment de ne jamais jouer sans paiement professionnel.

Il y a une différence, par contre. Les lieux où je joue n’ont aucun potentiel pour les musiciens professionnels: ce sont de nouveaux auditoires dans des quartiers où la culture n’inclus pas encore les concerts vivants. Alors je crois que les musiciens de qualité, jouant du répertoire sophistiqué développeront un goût dans la communauté qui pourrait ouvrir la porte où le public cherchera de meilleurs professionnels. C’est ainsi que j’espère éveiller une culture de joie-de-vivre par la musique vivante, en tant que partie normale de la vie quotidienne dans les communautés technologiques croissantes de ce côté d’Ottawa.

Adult Amateurism


Amateurisme Adulte

More and more, I have been coming to this conclusion. No matter where I look, I see lots of funding efforts to help children develop musically - this is a GOOD thing that must continue. However, as a former school teacher (fully trained and certified) and as an uncle of 7 (now adults with children of their own) I know that children, as they grow-up, follow the example of their parents and the other significant adults in their lives. If the adults abandon the pleasure of art, then the children will become passive consumers, brain-dead to their creativity and numb to the desire of exploring what they could possibly enjoy doing themselves. Therefore I find it vital to engage more and more with other adults like myself and push the limits of live musical performances. Local churches and retirement homes are a great places to start because they already gather large number of people and provide locations where concerts can reach audiences that would otherwise not have exposure to the inspiration music affords.

Plus le temps avance, plus cette conclusion me revient. Partout on semble accorder beaucoup d’argent et d’effort au développement musical des enfants, et c’est BIEN ainsi, il faut continuer. Mais en tant qu’ancien enseignant d’école (avec tous les diplômes et certificats) et un oncle de 7 (maintenant adultes avec leurs propres enfants) je sais que les jeunes, en grandissant, suivent l’exemple de leurs parents et des autres adultes important dans leur vies. Si les adultes abandonnent le plaisir de l’art, les enfants deviendront des consommateurs passifs, morts à leurs créativité et engourdis de leur désir d’explorer ce qu’ils pourraient faire eux-même éclore leur joie-de-vivre.  Ainsi, il me semble vital de toujours plus m’engager avec d’autres adultes et pousser les limites de nos présentations musicales. Les églises locales et foyers d’accueil fournissent des lieux de rassemblement où l’on peut rejoindre des auditoires qui ne seraient pas autrement exposés à l’inspiration de la musique vivante.

What’s next?


Et maintenant?

Facebook and my blog were really precious to me, and I am REALLY grateful for the support all my readers gave me. The motivation of interacting with you all, directly and just by seeing the readership numbers, is really impossible to overestimate. But now, I have to think of WHY I started this in the first place.

It has always been to share stories and hopefully give others the encouragement I got by reading similar stories from other people … but to what end? If all this can help me get a more involved stage life - a life of making music such that I have no time for the blog - then maybe this will build stories that are even more encouraging later on.

I really think I need to explore playing in my community and leave the social media more tranquil, for awhile. We can’t save the world on social media, but if we can make lives more thrilling for ourselves and more enjoyable for the people in our actual communities, then maybe the good will can spread. I don’t know: habits (especially bad) are hard to change, but it’s worth a try!



Facebook et mon blogue ont été vraiment précieux et je suis VRAIMENT reconnaissant du soutient de mes lecteurs. La motivation que vous m’avez fourni  par le dialogue, ou même juste à voir les statistiques de visite, ne peut vraiment pas être surestimé. Mais maintenant, je dois réfléchir: POURQUOI ai-je commencé ce blogue?

J’ai toujours voulu partager l’encouragement par mes histoire, tout comme les histoires des autres m’avaient encouragé ... mais dans quel but? Si tout ceci me mène à une vie sur scène plus active - une vie à jouer en publique au point je n’ai plus le temps pour le blogue - alors peut-être le résultat en sera des histoires encore plus encourageantes plus tard.

Je crois vraiment qu’il me faut explorer le jeu dans ma nouvelle communauté et laisser tranquille les médias sociaux. On ne peut pas sauver le monde sur les médias, mais si on peut vivre une vie plus dynamique dans nos vraies communautés, alors peut-être que notre bonne volonté peut se répandre. Les habitudes (surtout mauvaises) sont difficiles à rompre, mais il vaut la peine d’essayer! 

Saturday, July 20

IDRS 2019 - pt 1

Born Again Oboe! · Post IDRS 2019 - pt 1 Posting as RobinDesHautbois
I have some things to note about the oboes (only) at the conference. But for now, I want to start with the concerts. I repeat it often: just the evening concerts are worth the price of registration to the conference, and when you factor-in the daytime recitals and master-classes, then the expense for travelling is fully compensated too. That’s without even mentioning the outstanding exhibits from instrument makers, reed making tool vendors and so on! Now factor-in that the conference organization takes care of housing and food: this becomes really a precious event. Sleeping in the dorms and eating at the cafeteria really brings people together, and new friends are made on surprisingly deep grounds.
J’aurai des commentaires à faire à propos des hautbois (seulement) à la conférence. Mais pour l’instant, je veux commencer avec les concerts. Je le répète souvent: les concerts du soir tout seuls valent le prix d’entrée de la conférence entière. Y ajoutant les récitals de jour et les classes des maîtres, les dépenses du voyagent se voient justifiées. Comptons maintenant les expositions des fabricants d’instruments et de matériaux à fabriquer les anches et ainsi de suite! En plus, la conférence organise l’hébergement et les repas, ce qui en fait une expérience précieuse: dormir dans les dortoirs et manger à la cafétéria rapproche vraiment les gens et crée de nouvelles amitiés, fondées sur des bases plus solides qu’on le croirait.

Different Schools meeting-up! | Les vecteurs convergent!


The performances at IDRS conferences are always quite good, but this year, the evening concerts and some of the afternoon recitals were downright out of this world amazing. I won’t go into details, because there are just too many observations to make! But I do want to address a theme that has come up often on my blog, in Facebook and in private conversations: “American-school” playing versus “European”. In my view (others will disagree, and that is good — more discussion is always better) North America (USA & Canada, not sure about Mexico) favour “blending-in” the parts whereas Europeans appreciate hearing all parts distinctly. Neither “school” is right or wrong, they are just different aesthetics that any person is free to enjoy or dislike. Of course, extreme distinction can lead to brash overpowering lines whereas extreme blending can become “camouflage”. But again, this is just what I, personally, have concluded over the years. I favour distinct voices, but I respect anyone who honestly prefers blending.
Les performances aux conférences d’IDRS sont toujours remarquables, mais cette année, les concerts de soir et quelques-us d’après-midi furent carrément éblouissants! Rappelons un thème qui revient dans mon blogue, dans mes discussions sur Facebook ou en privé: l’idée de “l’école américaine” versus “européenne” dans le jeu du hautbois. À mon avis (d’autres exprimeront leur désaccord et c’est bien ainsi — plus on discute, mieux c’est) en Amérique du nord (É-U et Canada, pas sûr pour le Mexique) préfère une fusion des timbres et des voix dans l’orchestre tandis qu’en Europe, on préfère apprécier et entendre chaque voix distinctement. Ni l’une ni l’autre de ces “écoles” n’est correcte ou incorrecte, c’est une question de préférences et de goût personnel. Bien sûr, l'extrême distinct peut faire sonner pompeux; à l’inverse, l'extrême de fusion peut virer au “camouflage”. Encore une fois, ce n’est que ce que j’ai observé au fil des années. Moi, j’aime mieux les voix distinctes, mais je respecte ceux qui aiment honnêtement mieux la fusion.
In this conference, bridges were crossed in both directions: some Europeans clearly showed an American influence and a few, very noteworthy Americans simply demolished all my preconceptions. I sincerely hope more concerts, You-Tubes and conferences will continue to disprove my old definitions. Please understand, I am actually in favour of regional sounds, styles and differences of approach and aesthetics, but I really despise it when those styles and preferences become a religion where individuals are discouraged (sometimes shunned) from expressing their individual abilities. If any musician chooses to aim for a specialized style that excludes other ways of playing, that’s good: I applaud her/his dedication and efforts. But when a social wave for one country or continent puts a moral judgement on a sound or a phrasing style or a character requirement in ensemble playing, then I return the judgement on them, even if “they” are conductors.
Cette conférence semble avoir fait le pont dans les deux sens: quelques européens ont clairement montré une influence américaine alors que quelques américains à noter ont simplement démoli toutes mes préconceptions habituelles. Je suis ravi d’avouer que, à cette conférence, mes préjugés se sont montrés simplement faux => je souhaite sincèrement que plus de concerts, You-Tubes et conférences continueront de démentir mes définitions. Veuillez comprendre qu’à vrai dire, je suis en faveur des différences régionales dans le timbre, le style et l’approche esthétique, mais je déteste quand cela devient une religion où les individus sont découragés, voire méprisé d’exprimer leurs habiletés. Si un musicien choisit de viser un style bien spécifique au détriment d’autres modalités de jeu, c’est bien ainsi: j’applaudis ses efforts et son dévouement. Mais si la vague sociale d’un pays où d’un continent applique un jugement moral à un phrasé plus expressif ou un caractère dans le jeu d’ensemble, alors je leur retourne le jugement, même s’il sagit de chefs d’orchestre.
A special note on the “new music” (music by living composers) that was played during the conference. I can tell you stories about how, when I was a student, we were encouraged to adopt new ways of thinking ... personal preference and tradition were frowned upon and we had to “open our minds” => but don’t ask these vanguard people to open their minds to pop music or many other styles ... “Open your mind to what I tell you”, appeared to be the rally call …  Well, this year, it was not necessary to rethink or open up to anything: the compositions were a real joy to hear. Innovative and creative, sometimes atonal, sometimes tonal (usually hard to distinguish) sometimes using tricks, but almost always a pleasure.
À noter particulièrement: la “musique actuelle” (par des compositeurs vivants) lors de la conférence. Je peux conter des histoires de quand j’étais étudiant en musique où nous étions encouragés d’adopter de nouvelles manières d’approcher la musique et de nous “ouvrir l’esprit” => mais il ne fallait vraiment pas demander à ces avant-gardistes d’ouvrir leur esprits à la musique populaire ou bien d’autres styles … “Ouvrez vos esprits à ce que je vous dis” semble avoir été l’appel de rassemblement … Et bien, cette année il n’était pas du tout nécessaire de réévaluer son approche ni s’ouvrir ni rien: les compositions étaient une vraie joie! Innovateur, créatif, parfois atonal, parfois tonal (souvent difficile à distinguer) parfois utilisant des tours, mais presque toujours un régal.

First to note: Elizabeth Koch Tiscione
Première à noter: Elizabeth Koch Tiscione

Very well known Fox Artist, she played a flaming-red Fox Sayen oboe. That in itself is stunning, but the most striking thing was her performance of the trio for oboe, bassoon and piano by Francis Poulenc. Now this is a trio that most of the audience knows very well and loves it in equal measure. I personally know this tune inside and out, forward and backwards, even though I have never played it myself. So the pressure was really high on both oboe and bassoon, from fellow oboists and bassoonists to at least not mess-up anything. Well the thunder-storm of applause and avalanche of whoots and whistles is only a small indication of how spectacularly they all performed!
Artiste Fox très bien connue, elle a joué un hautbois Fox Sayen rouge-écarlate. De soi, c’était stupéfiant, mais ce qui frappa le plus était son interprétation du trio pour hautbois, basson et piano de Francis Poulenc. Voici un trio que presque tout le monde dans la salle connaît vraiment bien et l’aime en mesure égale. Moi-même, je connais le trio dans les moindres détails même si je ne l’ai jamais joué. Alors la pression venant des compères hautboïstes et bassonistes pour au moins ne rien ratter devait être étouffante. Et bien, l’orage d’applaudissements et l’avalanche de cris et de sifflements n’est qu’un petit signe d’à quel point leur réussite se montra spectaculaire!
I will let someone else qualify the performance of the bassoonist and only address Elizabeth’s stellar playing. When I tried the red maple Sayen, I fell in love with it, but I acknowledge the tone colour it produces is on the crystalline side. Well, that really has zero importance when you hear the clarity of articulation and the sheer energy that came out of Elizabeth’s playing. I never heard anything of hers outside some low-quality You-Tubes, so I don’t know if the instrument changed anything in her playing or not. But I can say this: if there is one thing my teacher (Bernard Jean) really impressed upon me (and studio classes) as a laureate of the Conservatoire (CNSM) de Paris, it is the joy of dynamic contrast. Nobody could do forte-subito-piano like Bernard and his crescendi would transport the listener like a river current => Elizabeth would have made him proud (though she did not study with him). Francis Poulenc was very clear, deliberate, complete and precise in his performance markings, but Elizabeth found a way to make the part truly her own while impishly playing with the two other parts as if it were one freely choreographed dance.
Je laisserai à autrui de qualifier le jeu du bassoniste et je dirai simplement de celui d’Elizabeth : stellaire! Lorsque j’ai essayé de Sayen en érable teint rouge, j’en suis tombé amoureux, mais j’avoue que son timbre se montre cristallin. Et bien, zéro importance quand on entend la clarté des articulations et l’énergie sans bornes dans le jeu d’Elizabeth. Je n’avais entendu peu d’elle, hormis quelques You-Tubes de qualité inférieure, alors je ne sais pas si l’instrument a changé son style ou non. Mais je peux dire ceci: s’il y a de quoi que mon prof (Bernard Jean) insistait dans mes cours (et en cours de groupe) en tant que lauréat du Conservatoire (CNSM) de Paris, est la joie du contraste dans les nuances. Personne ne pouvait faire les forte-subito-piano comme Bernard et ses crescendi nous transportaient comme un courant fluvial => Elizabeth lui aurait fait honneur (si elle avait été son étudiante). Francis Poulenc inscrit très clairement, délibérément, précisément et complètement ses indications d’interprétation, mais Elizabeth travail le moyen de rendre la partie la sienne, coquine dans son jeu avec les autres comme une danse à chorégraphie libre.
No lack of accentuation and full variety of articulation, her powerful fortes and barely audible pianissimi were just plain captivating! Not a peep could be heard from the audience, not a breath when the trio ended, everyone remained on the edge of our seats before exploding into applause!
Aucun manque d’accentuation et une grande variété dans l’articulation, ses fortes puissants et des pianos à peine audibles se montrèrent simplement captivants! Pas l’ombre d’un bruit quand le trio finit, tous et chacun au bord de son siège, la salle entière dans un silence de mort avant d’exploser en applaudissements!

Surprising discovery (to me): Katherine Needleman
 Découverte surprenante (pour moi): Katherine Needleman

The few You-Tubes, streamed performances and one CD I had heard from her left me with the impression that she favoured tone colour (beautifully velvety and soothing) and gentleness over dynamic expression. Again, that is OK by me: I applaud the tremendous effort it takes to achieve that. But when I saw her arrive on stage of a small-ish recital hall with a 9 foot Steinway piano (that I heard the day before - much too big for that hall) I feared she would be buried alive! But, lo and behold, her Clara Schumann expressed the whole range of dynamics, from a real pp to a real ff and then her Jean Coulthard showcased every imaginable articulation — all with clear distinction from the piano regardless of the passage. At some point, I even wondered if her pianist was holding back: visually looking at her hands, shoulders and face, it certainly did not look like any restraint were being applied. The entire recital was an absolute, un-reserved gem and now I understand why her following is so devoted. 
Les quelques You-Tubes, en-direct et l’unique CD d’elle que j’ai entendus m’ont laissé l’impression qu’elle favorise le timbre (d’un joli velour apaisant) et la douceur plus que l’expression nuancée. Encore une fois, en ce qui me concerne, c’est bien ainsi: j’applaudis l’effort immense que ça prend pour y arriver. Mais quand je l’ai vu entrer sur scène devant un piano Steinway de 3 mètres (l’ayant entendu la veille, je le trouve bien trop grand pour la salle) je craignis qu’elle s’en trouve enterrée vivante! Mais attention, son Clara Schumann exprima toute la gamme des nuances, d’un vrai pp à un vrai ff et son Jean Coulthard mis en vedette toutes les articulations imaginables — tous avec une distinction claire du piano, quelque soit le passage. Il arriva même que je me demanda si la pianiste se retenait: visuellement regarder ses mains, ses épaules et son visage ne donna aucun signe de restreinte. Le récital entier était un vrai de vrai joyau et je comprends maintenant pourquoi ses amateurs sont si dévoués.
In the past, I had reservations for the music of Jean Coulthard and other “new music” composers, Canadian or otherwise ... well Katherine’s performance really makes me want to take a look at the sheet music myself. Most noteworthy was the cohesion between Katherine and Hanchien (oboe and piano). It gets to the point you cannot talk about perfect synchronization of rhythm and tempo anymore: they really played like one instrument! This was truly poetry and awe-inspiring.
Je n’ai jamais été trop friand de la musique de Jean Coulthard et autres compositeurs de “musique actuelle”, canadiens ou autres … et bien la performance de Katherine me fait vouloir jeter un coup d’oeil sur la partition! À remarquer tout particulièrement, la cohésion entre Katherine et Hanchien (hautbois et piano). C’est au point où on on peut plus simplement parler de synchronisation parfaite du rythme et tempo: les deux jouèrent vraiment comme un seul instrument! Quelle poésie époustouflante.
Then came her concerto on the final gala concert. The orchestra that played with the soloists this year is amazing: I have to assume they (especially viola, cello and basses) have played together for years. But they did not hold back for performers with a weaker sound production or who “projected” less: if ff was written, they played ff, as they should. Any musician who calls her/himself a soloist needs to be able to contend with a full symphony orchestra accompaniment: in my mind (do disagree with me if you like) if they can’t be heard above the orchestra, they don’t merit the job. Many oboists around the world are fully capable of it and have been doing so for generations.
Puis vint son concerto au concert gala de clôture. L’orchestre qui accompagna les solistes cette année était vraiment splendide. Je dois supposer qu’ils jouent ensemble depuis des années (surtout les altos, violoncelles et contrebasses) mais ils ne se sont jamais retenus pour les solistes moins puissants ou qui “projettent” moins: si ff est écrit, ils jouèrent ff, comme il se doit. Un/e musicien/ne qui se dit soliste doit pouvoir faire face à l’accompagnement d’un orchestre symphonique complet: à mon avis (soyez en désaccord si vous voulez) s’ils en sont incapables, ils ne méritent pas le poste. Plein de hautboïstes le font, partout au monde, et ce, depuis des générations.
The concerto Katherine played was less “accessible” than most in the conference ... this one needed more “opening of the mind” and analysis to acquire. But of Katherine’s performance, I have to say this: stunning in every respect! Remember when I said I feared she’d be buried alive by a piano? WOW, she could certainly hold her own against this orchestra! NOW, that does not make her a monstrous fog-horn: even at the end of what I would describe as an athletic endurance trial, she was still capable of solo (silent orchestra) passages with delicate tenderness. With a fluid and versatile phrasing, she maintained her velvety, but alive, sound throughout ... Truly the best of every “school” I know.
Le concerto joué par Katherine était moins “accessible” que la moyenne de la conférence … elle exige plus “d’ouverture d’esprit” et d’analyse pour bien l’apprécier. Mais à propos de l’interprétation de Katherine, je dois dire ceci: stupéfiant dans tous les sens! Rappel, quand je croyais qu’elle se ferait enterrer par un piano? AÏLLE, qu’elle peut tenir le coup contre cette orchestre! OR, ceci ne fait pas d’elle un klaxon monstrueux: même à la fin de ce que j’appelle une épreuve d’endurance athlétique, elle se montra capable de solos (silence à l’orchestre) délicats et tendres. Avec un phrasé fluide et polyvalent, elle maintint son timbre velouté, mais vivant, tout au long … Vraiment le meilleur de toute “école” que je connaisse.

Men too! - Eric Speller
 Les hommes aussi! - Eric Speller

Now, before anyone accuses me of hearing with my eyes and inappropriately over-appreciating beautiful women oboists (others could be added, but space and time are limited!) I want to mention one man, very specifically. I had heard the French oboist Eric Speller play in 2017 at IDRS in Appleton Wisconsin, but he really left a mark this time and provides a “reverse-direction” example of what I was talking about, concerning American/European schools. Whereas some American oboists (not mentioned here) seemed to increase their aesthetic with more articulation and phrasing within their boundaries, Eric seemed to apply temperance and graceful sound painting to his European contrasts.
Avant que personne ne m’accuse d’entendre avec les yeux et, de manière malvenue, sur-apprécier les jolies dames (je pourrais en mentionner d’autres, mais l’espace et le temps empêchent!) je veux mentionner un homme, tout particulièrement. J’avais entendu jouer le hautboïste français Eric Speller à IDRS 2017 à Appleton Wisconsin, mais il m’a vraiment marqué cette fois puis donna un exemple de “direction-inverse”, concernant les écoles américaines/européennes, tel que je les ai décrites. Alors que quelques hautboïstes américains (pas nommées ici) semblaient augmenter leur esthétique avec plus d’articulation et de phrasé à l’intérieur de leurs bornes, Eric sembla appliquer la tempérance à ses contrastes européens et peindre plus gracieusement les sons.
Mozart’s quartet for oboe and strings is another one that almost everyone at the conference (even bassoonists) know through-and-through and will jump at the occasion to point out any flaw of interpretation. Consequently, performing this quartet can become quite rigid and calculated. Well, with absolutely perfect technique and care to fitting in the ensemble (yes, the string parts do matter!) he was able to make it playful and enthralling, happily surprising as if it were the first time anyone had heard it. During his performance, people all around me looked completely awe-stricken and dumbfounded while I was laughing my face off: whereas the brilliance, mastery and sheer magic of Eric’s performance came as a shocking surprise to many people, I was actually expecting it — though I admit, I was not expecting it to be THIS enthralling! Again, the dead-silence when the quartet ended was matched by the roar of cheer that served to express our gratitude for giving this Mozart masterpiece the living breath it deserves!
Le quatuor pour hautbois et cordes de Mozart est une autre sélection que presque tous à la conférence (y compris les bassonistes) connaissent de bord-en-bord et sauteront à l’occasion de critiquer le moindre défaut d’interprétation. Par conséquent, jouer ce quatuor peut devenir rigide et calculé. Et bien, avec une technique absolument parfaite et un soin à faire intégrer l’ensemble (oui, les parties de cordes sont importantes!) il fut capable de le rendre jovial et badin, une surprise agréable comme si c’était la première fois qu’on l’entend. Tout au long, les gens autour de moi étaient bouche-bée, alors que moi j’éclatais de rire: alors que la brillance, la maîtrise et la pure magie du jeu d’Eric surprit la foule, moi, je m’y attendais — bien que je doive admettre, pas à ce point là! Encore une fois, le silence de sépulture quand le quatuor prit fin ne fit que mettre en évidence le rugissement des applaudissements qui exprima notre reconnaissance pour avoir donné à ce chef-d’oeuvre de Mozart le souffle de vie qu’il mérite!
The next day, Eric gave a masterclass on the 12 Fantasias for unaccompanied oboe by Telemann. I was especially eager to go because I love to play those dearly and wanted his influence. Thankfully, despite understandable nervousness, the students were indeed up to the challenge. But even I had no idea how revolutionary Eric's approach was going to be ... long-story made short: I really want to go to Belgium and take lessons with this man!
Le lendemain, Eric donna une classe des maîtres au sujet des 12 Fantaisies de Télémann pour hautbois sans accompagnement. J’étais également désireux d’y aller parce que ce répertoire me tient à coeur et je voulais son influence. Heureusement, malgré une nervosité claire et compréhensible, les candidats étaient au niveau. Je ne pouvais vraiment pas m’attendre à l’approche révolutionnaire qu’Eric allait nous donner … somme-toute: je veut vraiment aller en Belgique, prendre des leçons avec cet homme!
Conclusion ... for now ...
Conclusion … pour l’instant …
Post settings Labels Published on 20/07/2019 15:09 Eastern Daylight Time Permalink Location Options

Monday, May 20

Renaissance 2019

Year of the Yin-Yang

It’s again been a very long time since I wrote a blog post. This time, it’s for very good reason.
2018 and the 1st half of 2019 have been a year of wonderful positives and difficult negatives. It is tempting to drown in complaints about what went wrong, but thinking about them actually make me even more thankful and proud of the happy events.

Année du Yin-Yang

Ça fait encore longtemps que je n’aie écrit au blogue. Cette fois, c’est pour vraiment bonne raison.
2018 et le début de 2019 ont connu des points vraiment hauts et des bas assez difficiles. J’ai parfois envi de me plaindre des maux actuels, mais les considérer me rend encore plus reconnaissant et fier des événements heureux.

Family Health

The public sphere is not the place to detail private issues, but as a reminder to readers that “real life” continues, even when you are fully engrossed in a life quest. In my household, everyone had health problems in the past year. We’ve all consulted several specialist health professionals to get better, and the battle is not over yet. In fact, since October, I have not been able to do Tai-Chi at all, zero: if I stopped music, then I could do Tai-Chi, but the reason I do Tai-Chi is mostly to be able to play music!               
For example, in my struggle against fibromyalgia, I am now consulting a Naturopathic Doctor. Despite no Tai-Chi, I have completely stopped taking vitamin supplements, reduced pain-medication doses from 5 times a week to sometimes once every 2 weeks and I have lost 45 lbs (20 Kg) of fat in 4 months! I am hoping that if life can “go back to normal”, my shape and strength and stamina will become quite good.

Santé familiale

La place publique n’est pas apropriée pour les questions privées, mais un petit rappel aux lecteurs que “la vraie vie” continue, même lorsqu’on est plongé dans une véritable quête existentielle. Dans ma maisonnée, tous et chacun ont souffert de maux débilettants au cours de l’année. Ayant consulté des spéciallistes, la lutte n’achève pas. Depuis octobre, je n’ai même pas pu pratiquer le Tai-Chi du tout: si j’arrête la musique, je pourrai reprendre le Tai-Chi, mais la raison-même que je fais le Tai-Chi est pour la musique!
Par exemple, dans ma lutte contre la fibromyalgie, je consulte maintenant un docteur naturopathe. Nonobstant l’absence de Tai-Chi, j’ai complètement cessé les suppléments vitaminiques etc., j’ai réduit ma consommation de médicaments anti-inflammatoires de 5 fois par semaine à souvent une fois aux deux semaines et j’ai perdu 20 Kg (45 lbs) en 4 mois! J’ai donc espoir que la vie peut “revenir au normal” et que mon énergie et ma force prendront du poil de la bête.

Revival of performance life!

I am now playing oboe in public more than I have in 20+ years. Between the KSO and chamber-music ensembles, I am playing splendid repertoire of a calibre I could never do before, even in my years as a budding professional. So I just have no time to work on the blog anymore – happy thing!

Reprise de la vie sur scène!

Je joue maintenant plus en public que depuis 20+ ans. Entre l’OSK et la musique de chambre, je joue du répertoire spectaculaire d’un calibre qui m’a rarement été disponible auparavant, même en tant que professionnel en herbe. Alors il ne me reste simplement plus de temps pour le blogue – et j’en suis bien heureux!

A little bit means a lot

People who follow me here or on Facebook might notice how much “noise” I make about my performances … why? A year with 3 orchestra concerts, one chamber music recital, invited soloist to a choral Christmas concert and a small handful of church appearances is really nothing to brag about, not even for an amateur: I know a lot of amateurs, here in Ottawa, across the USA and Europe who do literally 3 or 4 times more than I do. So I have really nothing to be proud of.
Well, again, this blog is not about comparing myself with anyone else, this blog is about showing the progress I’ve been making since 10 years of zero musical life (while in engineering school) and dealing with a chronic pain condition. There are also many amateurs who do much less than me, for many reasons, and they like the encouragement my blog provides. Same with serious students: my situation allows me some adventures that they will not be able to get for a few years: I discuss subjects that few others dare do.

Un peu va loin

Ceux qui suivent mon blogue ou sur Facebook remarqueront combien de “bruit” que je fais à propos de mes concerts … pourquoi? Un an avec 3 concerts d’orchestre, un récital chambriste, soliste invité à un concert de Noël et quelques présentations en église n’est vraiment rien d’extraordinaire, même pas pour un amateur: je connais plein d’amateurs ici à Ottawa, aux États-Unis et en Europe qui en font littérallement 3 ou 4 fois plus que moi. Alors vraiment rien à se vanter.
Encore une fois, ce blogue n’a pas pour but de me comparer à d’autres, mais pour chroniquer mon progrès musical après 10 ans de zéro vie musicale (lors de mes études en ingénierie) et face à la douleur chronique. Il ya aussi plein d’amateurs qui en font moins que moi, pour d’innombrables raisons, et qui aiment l’encouragement fourni par ce blogue. Même chose avec le étudiants sérieux: ma situation me permet certaines aventures qu’ils ne pourront pas connaître pour plusieurs années: je discute donc de sujets que peu d’autres n’osent le faire.

Joining KSO : guided by Providence?

The Kanata Symphony Orchestra is a community orchestra in the former town of Kanata (not the country Canada!) that gathers engineers of all kinds, doctors and laboratory technicians, teachers and students of all kinds to practice classical repertoire and perform over here. It is a humble organisation, but has tremendous potential.
A really big blessing by joining as principal oboe: I met some professional musicians who are giving me the opportunity to practice and perform amazing repertoire in public! Some key people joined the KSO at the same time I did. Considering I had put off joining for years (to concentrate on my You-Tubes) the coincidence is inspiring!

Entrer à l’OSK : guidé par la Providence?

L’Orchestre Symphonique de Kanata est un orchestre communautaire dans l’ancienne ville de Kanata (pas le pays Canada!) qui rassemble toutes sortes d’ingénieurs, médecins et techniciens au laboratoire puis des enseignants et étudiants pour répéter et jouer la musique classique en publique. C’est une organisation humble, mais avec potentiel énorme.

Vraiment belle chose d’y être devenu hautbois solo: j’y ai rencontré des musiciens professionnels, m’ouvrant la porte à travailler et jouer sur scène du répertoire du plus haut calibre! Considérant que ça fait quelques années que je repousse l’idée (pour me consacrer aux You-Tubes) la coïncidence est inspirante!
 

Trio Concert: Move Over Albrecht Mayer!

This first trio concert I did is probably the most important concert I have done in 25 years! The very friendly team-spirit of pianist Natalia Bibik-Chabukiani and her husband Shalva Chabukiani on viola, we got 2 rather high-brow trios off to a flying start! I came across Schumann’s Märchenerzählungen played on oboe (instead of violin or clarinet) by accident on You-Tube, and and quickly found the parts on IMSLP, so this was easy to propose. Of course, since Albrecht Mayer recorded Schilflieder by the unknown composer Klughardt, everyone seems to want to play it, and so did I! It turns out, these pieces sound nice and easy, but in fact, they are actually quite complicated to put together. But thanks to the determination of my trio-mates, we did it pretty darn well, I think! To be repeated often, I’m sure!
For now, I don’t have any recordings, so either you believe me or not. But it will show that any of you, out there, can do that too: what it takes is to stop talking and actually do it!

Concert de trio: attache ta tuque, Albrecht Mayer!

Ce fut probablement le concert le plus important que j’aie joué en 25 ans! Avec la gentillesse et l’esprit d’équipe de la pianiste Natalia Bibik-Chabukiani et son mari Shalva Chabukiani à l’alto, nous avons pu monter 2 trios assez imposants! J’ai trouvé Märchenerzählungen de Schumann avec hautbois (au lieu de violon ou clarinette) par hazard sur You-Tube et rapidement trouvé la musique à imprimer sur IMSLP, donc une proposition facile. Bien sûr, depuis qu’Albrecht Mayer a endisqué Schilflieder de l’illustre inconnu Klughardt, tout le monde semble vouloir le jouer, et moi aussi! Il s’avère que ces pièces paraissent raisonnable, les écoutant sur You-Tube, mais elles sont en fait plutôt compliquées. Mais grâce à la détermination de mes compaires, nous les avons assez bien réussis, je crois! À reprendre souvent, j’en suis certain!
Pour l’instant, je n’ai pas d’enregistrements, soit que vous me croyez ou non. Mais ça montrera aux intéressés ce que quiconque peut faire: il ne s’agit que d’arrêter d’en parler et le faire!

Social Media : Yin-Yang as well …

More and more articles, memes and commentaries are complaining about how horrible Facebook, Twitter, Instagram etc. can be damaging to culture, socializing with people in person and even intelligence (education). All of these are very ironic, considering how much information, cultural resources and communication abilities are now at our fingertips and very fast to access.
As artists, we definitely benefit greatly, both in terms of self-promotion and in terms of education (another blog post to come there!). But what a growing number of people are posting on Facebook shows a regression from actual reflection on personal lived experience (I am guilty of that too) and rather just going along with whatever wave of drama and criticism (or aery-fairy positivity) resonates with our nerves.
I’ve said this before, and I’ve repeatedly failed to live up to it, but it is really important to spend much less time on Facebook, much less time on news sources (including “alternate media”) and much more time in the community, participating with people I can actually shake hands with! This is easier said than done: Facebook is even far more addictive tan e-mail and instant messaging were, when they became commonplace. But the rewards of being focused on “the real world”, actually around and close to us are undeniable.

Médias sociaux : Yin-Yang aussi …

De plus en plus d’articles, “mêmes internet” et commentaires se plaignent à quel point Facebook, Twitter, Instagram et d’autres endommagent la culture, l’interaction avec autrui et même l’intelligence (l’éducation) moyenne. C’est plutôt ironique, compte tenu du montant d’information, ressources culturelles et d’outils à communiquer qui sont maintenant ultra-rapides et si faciles d’accès.
En tant qu’artistes, nous bénéficions grandement, autant pour la promotion de notre art que l’éducation (un autre article à venir!). Mais ce qu’un nombre croissant de gens affichent sur Facebook montre un départ radical de la réflection personnelle et l’expérience vécue (j’en suis aussi coupable) et plutôt un esprit qui se laisse emporter par toute vague critique (ou encore positivisme dans les nuages) qui résonne avec nos nerfs.
Je l’ai souvent dit, et j’ai souvent manqué le bateau, mais il est vraiment important de passer beaucoup moins de temps sur Facebook, moins de temps à suivre les nouvelles (y compris les “médias alternatifs”) et beaucoup plus de temps dans la communauté à participer avec du monde à qui on peut serrer la main! Plus facile à dire que faire: Facebook semble créer la dépendance encore plus forte que le courriel ou la messagerie l’ont fait, lorsqu’ils ont pris l’envol. Mais les récompenses de s’impliquer dans “le vrai monde”, tout près et tout autour de nous sont indéniables.